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Covid-19: recul de la croissance en Afrique Subsaharienne entre «-2 et -5% en 2020» (BM)

L’Afrique Subsaharienne devrait, face à l’impact économique du Covid-19, connaître un recul de la croissance dans « une fourchette entre -2 et -5% en 2020 » contre 2,4% en 2019, selon Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la Région Afrique.M. Zeufack qui, dans une interview de l’institution, répondait à des questions d’internautes,  a déclaré « qu’à cause du virus Corona (Covid-19), la croissance en Afrique Subsaharienne va baisser de 2,4% en 2019 à une fourchette entre -2 et -5% en 2020 ».

La pandémie de Covid-19 qui plonge l’Afrique subsaharienne dans sa première récession depuis 25 ans, aura aussi un impact sur le bien-être social, a dit M. Zeufack, soulignant que le rapport de la banque montre que « le bien-être des individus en Afrique Subsaharienne pourra baisser de 7% ».

« Quand nous parlons de bien-être, il s’agit des baisses de consommation et des baisses de revenus que les individus en Afrique, actuellement confinés et qui ne sortent pas vont subir », ajoute-t-il, insistant que cet « impact sera très négatif ».

Selon les hypothèses de la Banque mondiale, si l’hypothèse catastrophe d’une crise Covid-19 continue jusqu’en 2021, les pertes de bien-être pourraient se chiffrer à plus de 10% et pire, s’il n’y a pas de commerce intra-africain, les pertes en bien-être social peuvent excéder 14%.

Pour les grandes économies que sont les moteurs de la croissance en Afrique, entre autres, l’Afrique du Sud, le Nigéria, l’Angola, qui représentent 60% du PIB de la Région, M. Zeufack a fait savoir qu’elles vont  être « gravement touchées » par cette pandémie.

En outre, dira-t-il, la croissance dans ces trois pays risque d’être « négative ou être autour de -7 à -8%», alors que la moyenne de baisse de croissance pour 2020 indique -2%. Cela s’explique par une croissance timide avant la crise et leur dépendance du pétrole et des minerais.


La croissance dans les grands pays africains va être très négative, à contrario les autres pays africains qui sont un peu plus diversifiées, entre autres, l’Éthiopie, le Rwanda, le Sénégal,  la Côte d’Ivoire, le Ghana, qui étaient en train de croître à plus de 7% seront aussi frappés, a-t-il relevé.

Toutefois, leur croissance restera marginalement positive mais ces pays seront aussi heurtés, a-t-il poursuivi. Dans ce contexte, la Banque mondiale envisage d’adresser les préoccupations des pays de façon individuelle avec la nécessité d’une action collective.

Face aux impacts du Covid-19, la Banque mondiale conseille aux pays africains de faire deux choses en parallèle, la première, sauver les vies en mettant le focus sur tous les programmes qui vont permettre de contenir la pandémie, et protéger aussi des individus, des ménages et des entreprises.

Cela devrait permettre d’éviter un arrêt brutal des activités économiques, des chômages massifs, et que les économies s’effondrent. La Banque mondiale a mobilisé plus de 160 milliards de dollars pour assister les pays à travers le monde.

L’Afrique subsaharienne est confrontée à une crise sanitaire et économique sans précédent qui menace d’affecter les performances économiques de la région, en annihilant les progrès accomplis ces dernières années. 


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Publié le 02.06.2020

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