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CAN-2019: Idrissa Gueye, l’âme du Sénégal

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Incontournable sous Alain Giresse, il l’est resté avec Aliou Cissé. Le milieu du Sénégal Idrissa Gueye brille dans cette CAN mais, en demies, se présente la Tunisie de son ancien sélectionneur qui le connaît très bien, dimanche au Caire (18h00).

Sa seule absence, pour blessure, correspond avec l’unique échec des Lions en Egypte, face à l’Algérie (1-0) en poules. C’est avec « Idri » sur la pelouse que son équipe a montré un visage dominateur, plus conforme à son statut de grand favori.

Le joueur âgé de 29 ans est indispensable à la bonne marche de sa formation, le lien entre la défense de Kalidou Koulibaly et l’attaque de Sadio Mané. Précieux à la récupération, il s’est aussi montré décisif, avec un but face au Bénin (1-0) en quarts et une passe décisive face à la Tanzanie (2-0).

« C’est un garçon qui a énormément de qualités, qui est capable de jouer comme sentinelle ou beaucoup plus haut sur le terrain. Il a un gros volume de jeu », le décrit son entraîneur. « Il est doté d’une très grande technique qui lui permet de pouvoir jouer dans les intervalles et d’avoir un peu plus de créativité. S’il marque, c’est parce qu’il se projette aussi. »

Aller de l’avant, c’est ce que fait Gueye depuis plusieurs années en sélection. Déjà titulaire sous Giresse, entre 2013 et 2015, il franchi un nouveau palier en Egypte après une Coupe du monde qui l’avait vu bûcher dans un rôle défensif.

En Russie, si Gueye avait marqué sur un tir dévié face à la Pologne (2-1), Rudi Garcia, qui l’a connu à Lille, regrettait qu’il n’utilise pas plus sa lourde frappe, « une des plus grosses des joueurs que j’ai eus », explique-t-il, interrogé par l’AFP.

-« comme le bon vin »-

Message reçu un an plus tard, puisque c’est dans le fameux « dépassement de fonction » qu’il a brillé face au bloc bas du Bénin, dans son apport offensif.


« J’essaye de faire mon mieux pour aider mon équipe. J’ai Papa Ndiaye qui joue au poste de sentinelle qui nous permet d’attaquer, d’être dans les derniers mètres pour essayer de marquer, ou de faire marquer. J’aide l’équipe en jouant à ce poste-là et je suis très content », a expliqué Gueye, élu homme du match.

Son évolution suit celle de son équipe qui, après avoir retrouvé le Mondial après 16 ans d’absence, disputera ses premières demi-finales de la CAN depuis 2006. « On est une équipe qui progresse petit à petit », résume Aliou Cissé.

Pour avancer, il lui faudra passer l’obstacle de la Tunisie coachée par Giresse, forcément aidé par le savoir accumulé durant ses deux années au Sénégal.

« Si le match se résumait à la connaissance que j’ai des joueurs, ce serait une bonne chose. Mais la réalité est toute autre. La connaissance et les relations sont une chose, c’est le terrain qui est le plus important », estime l’ancien joueur de Bordeaux.

Pour le gamin des Diambars, cette école de football qui a aussi formé les défenseurs Ndiaye et Saliou Ciss présents en Egypte, la prochaine étape pourrait être de découvrir la Ligue des champions en club.

Après trois ans avec Everton, Gueye a été très près de rejoindre le Paris SG l’hiver dernier mais les Toffees avaient refusé de le lâcher. Juste une occasion manquée?

Selon Jean-Michel Vandamme, qui l’a formé à Lille (2010-15), à l’AFP, le meilleur est encore à venir: « Idrissa a construit sa carrière posément, intelligemment. Il est comme le bon vin, il se bonifie avec le temps. » Et à la CAN?


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