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Cameroun: l’Onu préoccupée par les difficultés d’acheminement de l’aide humanitaire

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La coordonnatrice-résidente des Nations Unies au Cameroun, Allegra Baiocchi s’est dite «préoccupée par les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs humanitaires pour acheminer leur aide» dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où sévit un conflit séparatiste armé.Dans une déclaration publiée vendredi, celle qui est également coordonnatrice humanitaire dans le pays affirme que la priorité immédiate est d’atteindre les populations des communautés rurales, qui ont été coupées des services de base.

«Cela ne peut se faire sans le respect et l’acceptation de notre travail», déclare-t-elle, sans toutefois désigner les responsables des obstructions qu’elle déplore.

Les Nations Unies continueront de collaborer avec tous les acteurs et de veiller à ce que l’acheminement de l’aide humanitaire soit toujours conforme aux principes humanitaires, en particulier aux principes de neutralité et d’impartialité, précise Allegra Baiocchi, pour qui l’action humanitaire vise à soutenir les efforts nationaux dans la transparence et l’efficacité des efforts déployés, tout en maintenant une distinction opérationnelle dans la fourniture de l’aide.

Également préoccupée par les informations faisant état de retards dans l’acheminement de l’aide humanitaire, elle précise avoir insisté, auprès du gouvernement, sur la nécessité de veiller à ce que les centres de distribution de l’aide, établis dans les régions sous conflit, reçoivent les pouvoirs nécessaires pour servir de point d’entrée unique pour le partage de l’information et la coordination.


«Il importe également de rappeler que les attaques contre les civils, les infrastructures civiles telles que les écoles et les centres de santé, et contre le personnel humanitaire constituent une grave violation du droit international humanitaire», avertit Allegra Baiocchi, encourageant tous les acteurs à se conformer pleinement au droit international humanitaire, au respect des droits de l’homme et de garantir un accès sûr et sécurisé à l’aide humanitaire.

Cette réaction, note-t-on, intervient au lendemain d’une réunion d’évaluation avec les partenaires internationaux, présidée par le Premier ministre Joseph Dion Ngute et au cours de laquelle, selon une source introduite, les humanitaires se sont plaints des multiples entraves rencontrées sur le terrain et dont le gouvernement est rendu responsable au premier chef.


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