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Cachemire indien: les célébrations de l’Aïd ont débuté de façon « pacifique », selon la police

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Les célébrations de l’Aïd ont démarré de façon « pacifique » dans le Cachemire indien, a affirmé la police, alors que l’armée a imposé de sévères restrictions aux mosquées par crainte de troubles liés à la révocation de l’autonomie de la région par New Delhi.

Les célébrations de la fête musulmane du sacrifice, qui ont débuté lundi, ont été « pacifiques », a indiqué à l’AFP lundi soir Dilbagh Singh, chef de la police du Cachemire indien.

« Il y a eu une protestation isolée à Srinagar (capitale du Cachemire indien, ndlr) mais rien d’important », a-t-il précisé.

Jama Masjid, la plus grande mosquée de la région himalayenne, a dû fermer et la population n’a été autorisée à prier que dans des mosquées locales plus petites afin d’éviter des rassemblements trop importants, ont indiqué des témoins.

Le gouvernement indien a annoncé le 5 août la révocation de l’autonomie constitutionnelle du Jammu-et-Cachemire (Nord), une mesure explosive visant à placer sous une tutelle plus directe de New Delhi cette région majoritairement peuplée de musulmans.

Le Cachemire indien vit à présent sous une chape de plomb, avec rassemblements interdits et communications coupées. Plus de 80.000 paramilitaires supplémentaires ont été déployés pour sécuriser cette région, où l’insurrection séparatiste a fait 70.000 morts depuis 1989.

Selon la presse indienne, au moins 500 personnes ont été arrêtées la semaine dernière au Cachemire indien.


Le ministre indien des Affaires étrangères, S. Jaishankar, a réitéré la position de son gouvernement lors d’une visite à Pékin lundi, après avoir rencontré son homologue chinois, Wang Yi.

La décision de retirer au Cachemire son statut spécial d’autonomie « ne constitue pas une nouvelle revendication de souveraineté, ne modifie pas la ligne de cessez-le-feu entre l’Inde et le Pakistan, et ne modifie pas la ligne de contrôle actuelle de la frontière entre l’Inde et la Chine « , a assuré M. Jaishankar.

Mais M. Wang a prévenu que cette décision controversée allait « changer le statu quo au Cachemire et provoquer des tensions régionales ». « La Chine est opposée à toute action unilatérale qui complique la situation », a-t-il ajouté.

La décision indienne a suscité la colère du Pakistan. Selon des responsables pakistanais, le Premier ministre pakistanais Imran Khan se rendrait cette semaine dans la partie du Cachemire contrôlée par le Pakistan en signe de solidarité.

Inde et Pakistan se sont livré deux guerres pour la région himalayenne, qu’ils ont divisée après leur indépendance en 1947.


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