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Boxe: cap à l’est pour Nordine Oubaali

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De Las Vegas au Kazakhstan: sacré sur le sol américain en janvier, le Français Nordine Oubaali a mis le cap à l’est pour défendre pour la première fois sa ceinture mondiale WBC des coqs face au Philippin Arthur Villanueva, samedi à Nur-Sultan.

Le boxeur de 32 ans aime décidément les voyages lointains. Il y a plus de six mois, c’est dans « la Mecque » du noble art, dans le Nevada, que le Lensois avait réalisé son rêve américain en battant aux points et à l’unanimité des juges le local Rau’shee Warren. Cette fois, la société de management MTK lui a concocté un périple plus original pour participer à une réunion organisée avec le légendaire promoteur américain Bob Arum, désireux de défricher de nouveaux marchés.

Un défi à la mesure d’Oubaali, invaincu en 15 combats (dont 11 succès avant la limite) et qui a dû prendre des chemins de traverse avant de connaître la consécration internationale.

« Boxer dans de nouveaux lieux, c’est bon pour moi et j’en suis fier. J’ai marqué l’histoire aux Etats-Unis, je vais tout faire pour que la ceinture reste en France », affirme le Nordiste, l’un des deux seuls Tricolores estampillés « champions du monde » dans l’une des quatre grandes fédérations professionnelles (avec Arsen Goulamirian, détenteur du titre WBA chez les lourds-légers). Oubaali revient de très loin, lui qui avait connu une carrière amateur frustrante, marquée par deux énormes désillusions aux Jeux Olympiques de 2008 et 2012 où, de l’avis général, il avait été victime d’arrangements politiques. Alors boxer au Kazakhstan n’a pas de quoi l’effrayer.

– L’unification comme objectif –


D’autant que son adversaire, seulement classé N.15 par la WBC et qui n’a gagné que deux de ses cinq derniers combats, semble à sa portée. Le Philippin de 30 ans, passé par les poids mouche et super-mouche, ne manque pas d’expérience (32 victoires, 3 défaites, 1 nul), mais la dynamique est clairement du côté du Français.

Pour Oubaali, entraîné par son frère Ali et qui est arrivé au Kazakhstan dès le 17 juin pour y entamer la dernière ligne droite de sa préparation, Villanueva n’est d’ailleurs qu’une étape vers son objectif majeur: l’unification de la catégorie contre le vainqueur du duel entre le Japonais Naoya Inoue, champion IBF et WBA (régulier), et le Philippin Nonito Donaire, « super champion » WBA, prévu en fin d’année.

« Je souhaite affronter le gagnant mais je dois d’abord me concentrer sur la défense de mon titre, explique-t-il. Je ne pense que les gens me considéreront comme un favori mais ça ne me préoccupe pas parce que le plus important c’est que je sais que je suis capable de les battre tous les deux. Je suis persuadé d’être le meilleur poids coq. Je suis puissant, je peux m’adapter à n’importe quel style et je suis le plus malin dans cette catégorie. » Villanueva et le public kazakh sont prévenus.


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