Le Congo

 


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Carte du Pays
Tout comme son voisin homonyme, le Congo-Brazzaville était composé de Pygmées, ainsi que de Bayaka, Echir , Ngala, Téké et de Kongos. Tout comme son voisin homonyme, les Bantous s’y sont développés. Tout comme voisin homonyme, les premiers explorateurs étaient portugais (Diego Cão). Mais à la différence de son voisin homonyme, le Congo-Brazzaville est devenue une colonie française, en 1875, pour ensuite faire partie du conglomérat de l’Afrique Equatoriale Française sous l’appellation de Congo-France puis Moyen-Congo. Le fait majeur du début su siècle dernier est la construction d’une ligne de chemin de fer en 1921, dirigée par la France, il n’y a pas de tumultes dans le pays en référent au colon français ou aux différents ethnies. L’autonomie du pays se fait pourtant tard malgré le calme ambiant, 1956, ce qui amène à l’indépendance le 15 août 1960. Le premier président est l’Abbé Fulbert Youlou, prêtre catholique. Il ne fût président seulement 3 ans, remplacé par Alphonse Massamba-Débat de 1963 à 1968, où les tensions sociales gagneront le pays pour les 30 prochaines années à venir. Le premier coup d’Etat, militaire de surcroît, est fait par le Capitaine Marien Ngouabi, ayant créé le Conseil National de la Révolution, c’est la seconde phase de l’indépendance avec la propagation de l’instabilité. Pourtant comme tant pays d’Afrique, le Congo s’intéresse au marxisme et au socialisme, ce qu’on qualifiera plus tard de « socialisme bantoue » dont la principale caractéristique est le privilège aux sociétés publiques, L’Afrique se fait par les Africains. Néanmoins, cela n’empêche les coups d’Etat, toujours militaires, 3 au total, entre 1970 et 1977, amenant à l’assassinat de Marien Ngouabi.

Le pays ne retrouve, proprement parler, un président que le 2 février 1979 : c’est le Colonel Denis Sassou-Nguesso. Tous ces évènements se suivent et se ressemblent : chaque nouveau président met en place un système de parti unique avec une centralisation de l’activité politique et administrative, en espérant ne pas être déchu à son tour. Pourtant en 1992, Denis Sassou-Nguesso accepte d’organiser un référendum pour une nouvelle constitution, acceptée quasiment à la majorité absolue, permettant de nouveau le pluralisme politique. Ce qui amène à un nouveau président, Pascal Lissouba, déjà présent dans le paysage médiatique dans les années 60. La paix plus ou moins contrôlée de son prédécesseur éclate lors de son début de mandat par des affrontements civils, d’origine ethnique en 1993, pour se transformer en guerre civile en 1997, dont la paix ne reviendra qu’en 2002… Amené par Denis Sassou-Nguesso. À la similitude de son premier coup d’Etat, le président toujours en fonction est aidé par des réfugiés venant d’Angola et du Rwanda. La devise nationale est Unité, Travail, Progrès. Tout comme son voisin homonyme, ce pays a eu un programme d’ajustement structurel passant par des réformes économiques dictées par le Fonds Monétaire International et la Banque Centrale. Tout comme son voisin homonyme toutes ces directives n’ont permis au pays de sortir des difficultés économiques, des crises et de la réduction de la dette extérieure. Pourtant tout comme son voisin homonyme, le pays réussit à exporter ses matières premières comme les diamants, le bois, le fer, le sucre, le café ou le pétrole (4ème producteur du continent mais ne fait partie de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) et en regorge d’autres comme le potasse, le zinc, le cuivre, le blé ou le manioc. Cela n’explique pas alors pourquoi le pays est dépendant des produits alimentaires et manufacturés, obligeant l’importation.

Tout comme son voisin homonyme, la chaîne de montagnes du Mayombé traverse le pays, avec en massifs culminants les monts Chaillu et Nabemba. Tout comme son voisin homonyme, la capitale est au bord du fleuve Congo, Brazzaville, face à Kinshasa et compte aussi comme ville portuaire Pointe-Noire. Tout comme son voisin homonyme, l’urbanisation initiée par les colons ne s’est vraiment accomplie, cela est dû probablement à une mauvaise répartition de la population sur le territoire, notamment dans les villes alors que la moitié des congolais sont ruraux. Tout comme son voisin homonyme, l’espérance de vie est encore basse, 50 ans et l’illettrisme est toujours un combat. Mais à la différence se son voisin homonyme, le pays est réparti en départements et non en provinces, 12 : Bouenza, Cuvette, Cuvette-Ouest, Kouilou, Lekoumou, Likouala, Niari, Plateaux, Pool, Sangha, Pointe-Noire et Brazzaville. Le Congo-Brazzaville, pays en paix actuellement bien qu’il voie arriver un flux migratoire de réfugiés de son pays frontalier la République Démocratique du Congo, attend peut-être une place dans l’échiquier continental voire mondial lorsque l’Occident dit croire en l’Afrique pour l’avenir, mais à quoi croient au final les Congolais ?
 
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