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Filière cacao : les résultats déjà perceptibles

Par JDB source adiac-congo.com - 13/07/2017

Ce progrès de la cacaoculture au Congo est à mettre à l’actif du Projet forêt et diversification économique, cofinancé par le gouvernement congolais et la Banque mondiale

 

Lancée en 2013 dans les départements de la Sangha et de la Likouala, la production de cacao a sensiblement augmenté cette saison. D’après une récente enquête de la Banque mondiale, l’unique localité de Pokola a pu produire plus de 2700 hectares de cacao.

Ce progrès de la cacaoculture au Congo est à mettre à l’actif du Projet forêt et diversification économique (PFDE), cofinancé par le gouvernement congolais et la Banque mondiale. Le PFDE a permis en quatre ans de renforcer les capacités de l’administration forestière, des communautés locales et des populations autochtones, en favorisant une gestion participative durable des forêts.

D’après Roger Mobandzo, coordinateur régional Cacao à la CIB-Olam pour la zone nord Congo, la relance de la filière cacao est un succès dans les localités de Pokola et Kabo. La localité de Pokola n’était pas un bassin de production de cacao, mais elle parvient actuellement à produire environ 2700 hectares de plantation de cacao, confie Roger Mobandzo.

« Des gens qui ne connaissaient le cacao que de nom possèdent aujourd’hui des cabosses et se chargent eux-mêmes de la fermentation des fèves de cacao grâce à la formation qu’ils ont reçue », a-t- il dit.

Plusieurs autres témoignages illustrent les efforts des autorités congolaises à travers la mise en œuvre du PFDE. Didas Ngono est l’un des bénéficiaires du PFDE cités par la Banque mondiale, il vient de récolter 700 kg de cabosses et est à la phase de fermentation des fèves de cacao.

 


© Droits reservés
Celui-ci a bénéficié d’une formation technique en cacaoculture, du matériel aratoire et des plants de cacao. « Je peux dire que grâce à ma petite entreprise d’agroforesterie, j’ai créé des emplois écologiques qui font vivre au moins trois familles, en plus de la mienne », Didas Ngono a témoigné, rapporte la revue de la Banque mondiale.

Pour parvenir à ces premiers effets, le PFDE a développé des stratégies innovantes et mis des moyens financiers pour pouvoir accompagner les planteurs. L’équipe de projet a offert des téléphones portables aux responsables des coopératives, afin de communiquer régulièrement avec eux, de connaitre leurs difficultés quotidiennes et de faire remonter l’information auprès de l’unité de gestion du projet à Brazzaville.

Le PFDE est cofinancé à hauteur de 32,6 millions de dollars, dont 22,6 millions du gouvernement et 10 millions de dollars de la Banque mondiale. Depuis 2015, le projet a signé un accord de partenariat avec la Congolaise industrielle des bois (CIB-Olam) pour mettre en œuvre des activités génératrices de revenus en faveur des communautés locales. Plus de 885 microprojets ont été financés dans des domaines tels que le reboisement, l’agroforesterie et l’apiculture.
 
MOTS CLES :  Cacao   Congo   Projet 

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