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A la Une : l’Afrique en marche

Par rfi - 12/06/2017

Revue de la presse africaine du 12 juin 2017

 

« L’Afrique en marche », s’exclame le site d’information Wakat Séra. En effet, hier dimanche, alors que les Français sont allés élire leurs députés, le président Emmanuel Macron a reçu à l’Elysée son homologue ivoirien Alassane Ouattara. Ce lundi, c’est le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall qui sera reçu par le jeune président français. Mercredi et jeudi, Emmanuel Macron se rendra au Maroc où il rencontrera le roi Mohammed VI, non sans promettre auparavant à Abdelaziz Bouteflika de venir le saluer à Alger dès que possible. Ensuite, après avoir pris acte du résultat des élections législatives, le 18 juin, le président français pourra refaire ses valises pour assister, le 2 juillet à Bamako, à la réunion du G5 Sahel, destinée à mettre en place la force mixte euroafricaine de lutte contre le terrorisme.

Commentaire de Wakat Séra : « que ce soit sous un régime socialiste ou républicain ou encore une “ République En Marche ”, les liens historiques entre la France et l’Afrique demeurent toujours aussi forts. Le temps des Jacques Foccart et autre barbouze, qui installent ou dégomment les dirigeants africains qui font ou ne font pas l’affaire de la France, ce temps est peut-être révolu, mais celui de la sauvegarde des intérêts des citoyens et surtout des magnats économiques français sur le continent noir est, lui, plus que présent. Même en matière de lutte contre le terrorisme, ce n’est pas pour les beaux yeux des Africains, estime encore Wakat Séra, que Barkane traque les djihadistes, de Gao à Tombouctou, en passant par Grand Bassam, Ouagadougou, Niamey, N’Djamena, etc. Mais comme s’ils l’ignoraient, ceux qui nous gouvernent ne s’embarrassent pas de gêne pour remercier la France au moindre djihadiste mis hors d’état de nuire. »
Complexe d’infériorité ?

En effet, complète Le Pays, toujours à Ouaga, « certains Africains, de la nouvelle génération surtout, ne voient pas d’un bon œil ce qu’ils considèrent comme un complexe d’infériorité de nos dirigeants vis-à-vis des présidents français, qui les amène à se bousculer au portillon pour être reçus à l’Elysée, les premiers à s’afficher aux côtés du “chef blanc” se targuant même d’avoir été honorés. »

 


© Droits reservés
C’est vrai, poursuit L’Observateur Paalga, « certains y voient la survivance de ce lien ombilical que Paris entretient avec ses anciennes colonies et qui oblige quasiment nos dirigeants, pour ne pas dire ces sous-préfets, Laurent Gbagbo dixit, à effectuer le pèlerinage de l’Elysée pour y prendre le café avec le nouveau maître de céans et faire presque allégeance au grand chef blanc. » Il n’empêche, pointe le journal, « des dossiers importants et urgents ont été abordés hier. » Notamment, relève Fraternité Matin, « le métro d’Abidjan, dont la France s’est engagée à aider la Côte d’Ivoire à démarrer très rapidement les travaux. Alassane Ouattara a par ailleurs dit sa reconnaissance à la France pour son “soutien” à la Côte d’Ivoire qui fait à nouveau son entrée au Conseil de sécurité des Nations Unies comme membre non permanent, à partir du 1er janvier 2018. Et ce, après un quart de siècle d’absence. Au plan régional et surtout sécuritaire, note encore Fraternité Matin, le président Ouattara s’est félicité du voyage effectué récemment par Emmanuel Macron, à Gao, au Nord-Mali, théâtre d’attaques terroristes sans précédent. “C’était important de donner de l’espoir et l’assurance” aux populations de l’ensemble de la sous-région, s’est réjoui Alassane Ouattara qui a dit “jouer sa partition” dans ce combat contre le fléau. »
Libération… partielle

A la Une également, la libération du fils de Kadhafi, Saïf al-Islam, après 5 ans de captivité…
Commentaire du quotidien Aujourd’hui à Ouaga : « si le communiqué de la Brigade Abou Baqr al-Sadiq, qui annonce qu’il a bénéficié d’une loi d’amnistie, est vrai, alors le fils du Guide libyen peut pousser un ouf de soulagement… partiel. En effet, pointe le journal, “Seïf al-Islam Kadhafi est en liberté dans l’Est, mais il se trouve comme une souris qui quitte sa cage pour se retrouver dans un container clos au cadenas. Il ne peut oser franchir la frontière de l’Est, car les Nations unies et la Cour pénale internationale l’y attendent. De plus, en 2015, un tribunal de Tripoli l’avait condamné à mort, en son absence, pour crimes de guerre.”

Toutefois, estime encore Aujourd’hui, il n’est pas impossible que Saïf al-Islam tente de jouer un rôle politique en Libye… “Avec celui qui était présenté comme le successeur putatif de Kadhafi le général Khalifa Haftar, Seïf-Al Islam pourrait former un tandem et tenter d’agglomérer certaines tribus autour de ce tandem.”
 
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