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Gambie : le premier faux pas d'Adama Barrow

Par beninmondeinfos.com - 17/04/2017

Le nouveau président gambien, Adama Barrow a rendu une visite d'État à son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso

 

Le président gambien, Adama Barrow était au Congo Brazzaville, le vendredi 14 avril 2017, dans le cadre d'une visite d'État auprès de son homologue Denis Sassou Nguesso dont il dit vouloir bénéficier de la riche expérience en matière de gouvernance. Mais pour qui connaît la gouvernance au Congo et le signe de démocratie sous lequel le nouveau chef de l'État gambien a été élu, le choix de Brazzaville pourrait se réveler comme celui d'une mauvaise école de modèle démocratique.

Le nouveau président gambien, Adama Barrow a rendu une visite d'État à son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso. Au menu de cette visite de 24 heures, il y a d'une part, le renforcement de l'axe Brazzaville-Banjul. De l'autre, M. Barrow a voulu tirer un enseignement de l'expérience de son hôte en matière de gouvernance.

"Nous avons des gens qui ont de l'expérience, qui ont été aux affaires depuis longtemps. Tous les jeunes présidents devraient apprendre auprès d'eux", a martelé Adama Barrow avant d'enchaîner : " Le président Sassou Nguesso pourrait être un excellent conseiller".

Certes, la coopération entre un nouveau chef d'État et ses pairs est capitale. Mais s'il faut choisir une adresse en matière de bonne gouvernance, Sassou-Nguesso n'est pas le bon choix. En effet, le chef de l'État congolais s'est illustré par des persécutions d'opposants et une gouvernance économique à polémique. Les massacres de civils en cours dans le département depuis un an dans le département du Pool est une illustration du non-respect de l'État de droit dans ce pays.

 


© Droits reservés
Adama Barrow, Président de la Gambie.
Au plan économique, la gestion du président congolais est marquée par l'emprise d'un clan au pouvoir sur les ressources de l'État. Pour ce faire, des proches du président sont dans le viseur de la justice internationale au sujet de l'affaire des biens mal acquis.

Au vu de ces éléments, il serait absurde pour un président venu au pouvoir pour mettre fin à 22 ans de dictature et de mauvaise gouvernance, de chercher des enseignements auprès d'un Denis Sassou-Nguesso. C'est en cela que l'homme du 1er décembre commet sa première erreur. Car comme le dit si bien un proverbe africain « à force de fréquenter l’hyène, on finit par manger de la chair non cuite ».
 
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