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« Le FIAD est une opportunité offerte pour innover »

Par adiac-congo.com - 29/03/2017

Marie Janice Souzan, directrice générale du GX International évoque l’intérêt du fiad et les opportunités qu’il offre aux chefs d’entreprises

 

Comptée parmi les opérateurs économiques du Congo, invités à la 5ème édition du Forum international Afrique développement (FIAD), tenue du 16 au 17 mars derniers à Casablanca au Maroc, Marie Janice Souzan, directrice générale du GX International, qui prenait part, pour la première fois, à ce grand rendez-vous d’hommes d’affaires du continent évoque l’intérêt de ce forum et les opportunités qu’il offre aux chefs d’entreprises.

Vous participez pour la première fois à ce Forum, une plate-forme incontournable pour les entrepreneurs africains. Quelle leçon tirez-vous de cette rencontre ?

C’est une très bonne démarche pour les entreprises de la région subsaharienne et de toutes les entreprises africaines. C’est aussi un message donné par le roi du Maroc pour une coopération renforcée sud-sud : en termes d’échanges d’expertise, transfert de savoir. Et en qualité de PME que nous sommes. C’est vraiment un regard sur l’avenir, les méthodes de travail pour progresser, conquérir de nouveaux secteurs d’activités, se diversifier pourquoi pas !

Au terme des rencontres B to B, aviez-vous détecté des possibilités de partenariat ou de joint-venture avec d’autres entreprises évoluant dans votre secteur ?

Nous avons rencontré pas mal d’entreprises dans notre domaine parce que nous sommes dans la messagerie, logistique et le transit. Nous avons rencontré des partenaires qui sont ouverts pour nous apporter une coopération technique sur le transfert de savoir en permettant d’élargir notre base, diversifier nos produits. Ce sont des rencontres très positives qui vont se renforcer. Sur le B to B, c’est la première étape qui ouvre les négociations et pourquoi pas envisager de faire venir les partenaires au Congo pour approfondir nos échanges.
Pour nous, en tant que GX International, ces contacts ont été bénéfiques parce que ça nous ouvre de nouvelles perspectives pour innover et nous adapter au contexte du nouveau marché et éviter de faire du surplace à l’heure de l’innovation technologique.

Evoluant dans le domaine des services, pensez-vous qu’une grande diversité d’opérateurs congolais à ce forum aurait été souhaitable ?

Nous avons eu l’opportunité de venir, mais nous ne résumons pas tout ce qui se passe au Congo. Néanmoins, nous avons vu et c’est à nous d’être des messagers pour intéresser les opérateurs d’autres secteurs d’activités tels que les BTP, les Télécoms, l’habitat, l’agriculture et l’agro-industrie. En ce qui me concerne, je suis venue, j’ai pris des contacts et c’est à moi d’aller présenter ses opportunités de coopération et de partenariat à ceux qui sont restés au pays.

Je pense qu’il est temps que nous devons travailler ensemble dans la perspective d’une plus forte participation à la 6ème édition du FIAD, l’année prochaine, où la femme chef d’entreprise sera au cœur des préoccupations du développement économique de l’Afrique.
En tant que femme chef d’entreprise, je sors de ce forum très déterminée à tout mettre en œuvre en termes de restructuration, de mise en place des processus pour qu’on soit aussi un jour nominé lors des Trophées de la coopération sud-sud. Ce qui sera une fierté pour le Congo et l’Afrique. Une Afrique en marche.

 


© Droits reservés
Marie Janice Souzan, directrice générale du GX International.
Quelles sont aujourd’hui les ambitions à court, moyen et long terme de GX International ?

GX a été créé il y a 25 ans, pour apporter une réponse à la messagerie locale. À partir de notre métier de base qui est la messagerie, on est passé aux métiers de la logistique, du transit. En 25 années d’activités et de développement dans le secteur formel, nous avons également obtenu les agréments de commissionnaire agrée en douane et transit.

Aujourd’hui, nous avons l’ambition de continuer à nous renforcer, nous restructurer, marquer l’innovation pour toujours progresser et conquérir les nouveaux terrains et de nouveaux marchés. Pourquoi pas penser à faire des franchises GX dans les pays d’Afrique centrale d’abord et de l’Afrique tout entière ensuite, une ambition assez grande, disons-le.

Personnellement, je travaille, depuis que j'ai repris la direction de la société GX International pour conquérir de nouveaux segments de marchés, continuer la dématérialisation des process avec SAP, et obtenir la certification ISO 9000.

On l’a évoqué, l’un des freins du développement des PME en Afrique subsaharienne est le manque de financement. Etes-vous dans ce lot aussi ?

Il est vrai que l’accès au financement est un réel problème auquel font face les PME-PMI, mais en tant qu’opérateur, on est là pour les dépasser. D’abord compter sur ses propres forces, rassurer les banques qui sont là pour nous accompagner, c’est le cas de Crédit du Congo, une filiale du Groupe Attijariwafa bank avec qui, nous avons entrepris des démarches d’accompagnement.

Je pense que c’est à nous d’aller vers la banque, dire quelles sont nos ambitions. Je fais partie de cette nouvelle génération qui essaie de mettre l’accent sur les nouvelles technologies parce que nous sommes dans un environnement connecté. Aujourd’hui, on se doit, en tant que PME, d’avoir les outils nécessaires qui nous permettent d’aller vers la certification.
 

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