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Au Congo, des ONG souhaitent faire un état des lieux sur les droits de l'homme

Par rfi - 17/03/2017

Le gouvernement est prêt à leur donner l'accès, mais ne croit pas un seul instant à l'existence des prisonniers politiques

 

Un cadre informel d'échanges, de discussions et de propositions pourrait être mis en place au Congo entre le gouvernement et les ONG des droits de l'homme. C'est ce qui ressort d'une longue et interminable concertation organisée jeudi 16 mars, entre ces ONG et le ministre de la Justice qui ont débattu également d'un récent rapport accablant sur la violation des droits dans le pays. Les ONG veulent aller voir ce qui se passe dans les prisons. Le gouvernement est prêt à leur donner l'accès, mais ne croit pas un seul instant à l'existence des prisonniers politiques.

Le ministre de la Justice Pierre Mabiala a échangé directement avec les ONG des droits de l’homme pendant plus de cinq heures et a décidé de créer un cadre informel permanent. Face à lui, Trésor Nzila de l’OCDH a réitéré les accusations de violation des droits de l’homme que cette ONG vient d’épingler dans un rapport. « Ce rapport est intitulé "Une gouvernance par la terreur et le mépris des droits humains". La situation des droits de l’homme au Congo, je le répète, est inacceptable. Il faut que les choses changent, il faut que le gouvernement change d’approche », martèle-t-il.

 


© Droits reservés
Pierre Mabiala estime que ce rapport est tout, sauf objectif. « Mais si c’était objectif, parlez aussi de Ntoumi qui viole les femmes, qui détruit les infrastructures ferroviaires au Congo, qui brûle tout ! Nous violons les droits de l’homme au quotidien, bon… Aujourd’hui il y a eu quelle violation des droits de l’homme ? Si c’est au quotidien, aujourd’hui, au moment où nous parlons, il y a eu quoi ? », répond-il.

Les ONG ont souhaité que les portes des prisons leur soient ouvertes pour qu’elles aillent constater dans quelles conditions sont détenus les prisonniers dits politiques. Le gouvernement est favorable à la requête, mais réfute l’existence des prisonniers politiques : « Dans notre pays, il n’y a que des prisonniers de droit commun ! Et ils sont à la maison d’arrêt sur la base d’un titre de détention régulièrement délivré par un magistrat compétent ! ».
 
MOTS CLES :  Droits Homme   Ong   Congo 

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