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Santé : 27 formations sanitaires privées fermées à Brazzaville et Pointe-Noire

Par journaldekin.com avec radio okapi - 27/12/2016

L’opération de fermeture des formations sanitaires illégales a fait son bilan à mi-parcours, le 22 décembre à Brazzaville

 

Le bilan à mi-parcours de l’opération de fermeture des formations sanitaires illégales a été fait le 22 décembre dernier à Brazzaville, au cours d’une séance de travail portant sur la vulgarisation des textes régissant les conditions d’exercice libéral des professions de santé en République du Congo.

Réunis à l’Hôtel de ville de Brazzaville sous la direction de l’inspecteur général de la santé, le Professeur Roger Richard Bileckot, en présence du secrétaire général de la mairie de la ville capitale, Abraham Ibela, les promoteurs des structures privées ont été également édifiés sur les conditions d’implantation et d’ouverture des structures privées de la santé.

En effet, présentant les résultats à mi-parcours de l’opération de fermeture des formations sanitaires illégales, lancée en septembre dernier, l’inspecteur des services médicaux et paramédicaux, Jean Martin Mabiala, a annoncé qu’actuellement 27 formations sanitaires privées illégales sont fermées. Les causes principales de la fermeture temporaire ou définitive étant la non observation des conditions d’implantation et d’ouverture des formations sanitaires ainsi que celle d’exercice libérale de la médecine au Congo.

A Brazzaville, sur 19 établissements convoqués, douze ont été fermés, en majorité appartenant aux étrangers. A Pointe-Noire, quinze formations sanitaires sur 31 sont fermées, la plupart appartenant aux Congolais n'ayant pas d'autorisation d’ouverture. Pour parvenir à ces décisions, l’inspection générale s’est basée sur deux conditions, à savoir être de nationalité congolaise et avoir un diplôme légal, reconnu au Congo.

« Pour cela, vous avez l’impression que nous avons beaucoup frappé les étrangers exerçant à Brazzaville. Il ne s’agit pas de tous les étrangers qui ont été frappés puisque le temps ne nous a pas permis de faire toute la ville. L’opération de fermeture est une action permanente de l’inspection générale de la santé, elle n’est pas terminée », a précisé Jean Martin Mabiala.

Selon lui, parmi les formations sanitaires privées fermées, il y a celles ouvertes par les secouristes de la Croix Rouge. L’Etat, a-t-il dit, ne peut pas l'accepter parce qu'il est bien jaloux de la santé de sa population. Par exemple à Pointe-Noire, il s’est agi aussi de fermer les formations qui représentent un danger pour la santé des populations. « En effet, selon des enquêtes faites par des autorités sanitaires locales, certaines réalisent des transfusions sanguines sans avoir fait des tests de sérologie pour savoir si le donneur est malade ou pas », a précisé Jean Martin Mabiala.

 


© Droits reservés
Des fonctionnaires interdits d’ouvrir des structures privées

Présentant la réglementation en vigueur dans le pays, l’inspecteur des services paramédicaux, le Dr Jean François Eko, est largement revenu sur le décret 88/430 du 6 juin 1988 qui stipule, entre autres, que les cabinets médicaux sont gérés par des médecins et les cabinets paramédicaux relevant des infirmiers dans le privé. Ce texte interdit aux fonctionnaires d’exercer cette activité. Ils ne sont donc pas autorisés à ouvrir des structures, mais s’ils veulent le faire il leur faut une mise en disponibilité ou encore démissionner de la fonction publique. Ce décret est accompagné de l’arrêté 30/92 du 9 juillet 2003, fixant les tarifs pour chaque catégorie de structures à ouvrir.

Reconnaissant l’importance du secteur privé de la santé au Congo, l’inspecteur général de la santé, Roger Richard Bileckot, a ajouté que pour exercer cette profession, il faut également s’inscrire au Conseil de l’ordre des médecins. Selon les études, le secteur privé représente environ 56% d’offre de soins contre 44% pour le public. S’agissant de Brazzaville, il y a 43 structures publiques pour 385 formations sanitaires privées. Le président de l’Alliance du secteur privé de la santé, le Dr Jean Daniel Ovaga, reconnait, de son côté, que des incompréhensions existent dans la relation avec les pouvoirs publics.
 

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