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L’Etat congolais lance un emprunt obligataire de 150 milliards FCFA

Par JDB source adiac-congo.com - 16/12/2016

Ouvert jusqu’au 23 décembre 2016, l’emprunt d’un prix d’émission de 10.000 FCFA est rémunéré à 6,5% net l’année

 

Le ministre congolais des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, a procédé au lancement jeudi 15 décembre d’un emprunt obligataire par appel public à l’épargne de 150 milliards FCFA, à travers une mobilisation des investisseurs (Road show), débutée à Brazzaville et poursuivie à Pointe-Noire. Ouvert jusqu’au 23 décembre 2016, l’emprunt d’un prix d’émission de 10.000 FCFA est rémunéré à 6,5% net l’année.

Cette levée de fonds est « arrangée » par un consortium de prestataires de services d’investissement et de bourse tels que Ecobank capital, Crédit du Congo, BGFI Bourse. Pour exprimer leur engagement et surtout la confiance à la qualité de la signature de l’Etat, ces trois prestataires ont permis une « prise ferme » de 146 milliards FCFA.

Intitulée « Emprunt obligataire Congo 6,5 2016-2021 », cette obligation devait durer cinq ans. « Les intentions de souscription que nous avons recueillies déjà nous rassurent, c’est-à-dire une opération déjà réussie », s’est réjoui l’un des arrangeurs de l’opération de levée de fonds, le directeur général de Crédit Congo, Mohammed Mejbar, ajoutant que les 150 milliards recherchés pourraient être largement dépassés.

D’après le ministre Calixte Nganongo, l’initiateur de cette première opération financière du genre au Congo, les fonds mobilisés dans cet emprunt obligataire sont destinés au financement des projets de développement inscrits au budget 2016 et à l’apurement partiel de la dette intérieure de l’Etat. « Nous recherchons à rassurer l’équilibre budgétaire. La présente levée de fonds est principalement destinée à l’achèvement des travaux d’infrastructures déjà engagés », a indiqué Calixte Nganongo.
Les garanties de remboursement

Face aux nombreuses inquiétudes émises par les quelques souscripteurs potentiels présents lors de cet évènement au sujet des garanties de remboursement, le directeur général d’Ecobank, Adonis Seka, a fait savoir que la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a rappelé qu’elle va suivre les instructions données par la tutelle financière.

Quant aux instructions du ministère des Finances, le compte sera approvisionné mensuellement à hauteur de 8% des recettes fiscalo-douanières, avec un minimum de 5 milliards FCFA pendant la durée de vie de l’emprunt. Le même mécanisme a été expérimenté avec succès au Cameroun, au Gabon et au Tchad.

 


© Droits reservés
A en croire ces arrangeurs, les modalités de l’opération de levée de fonds sont transparentes, ouvertes et connues de tous. Une situation qui devrait pousser « nécessairement » le Trésor public congolais à honorer son engagement vis-à-vis des souscripteurs. En même temps, les titres seront dématérialisés et inscrits en compte auprès du dépositaire central et tenus dans les livres des sociétés de Bourse « teneuses de comptes ».

Une autre garantie est liée au fait que l’objet de l’opération est annoncé et communiqué à l’agence de régulation qu’est la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf). Enfin, il s’agit d’une opération parfaitement transmissible, c’est-à-dire qu’un souscripteur peut vendre son titre au bout de deux ou trois ans.
L’Etat mise sur la mobilisation des Congolais

Les emprunts obligataires étant des instruments de l'endettement à moyen et long terme de l'État sont encore mal connus du public congolais. Les valeurs mobilières nées de cette opération financière constituent des titres de créances rémunérés par des flux d'intérêts qui sont contractuellement garantis et généralement fixes.

Pourtant, cette mobilisation financière est ouverte principalement aux investisseurs locaux, les banques, les assurances, établissements de microfinance, sociétés de change, les PME/PMI-, y compris des personnes physiques, fonctionnaires, salariés, entrepreneurs et toutes les couches sociales.

« Les Congolais doivent d’abord aider l’Etat à rétablir l’équilibre budgétaire », exhorte le ministre Calixte Nganongo, et c’est aussi une occasion qui leur est offerte de placer leur argent en Banque. « Les intérêts afférents aux présentes obligations sont exonérés de tout impôt et taxe pour les souscripteurs congolais et résidents de la zone Cémac », rassure Calixte Nanongo, qui se préparait à lancer le même « Road show » à Pointe-Noire.

En attendant, il peut compter sur EDC Investment Corporation (Groupe ECOBANK) ; ASCA (ATTIJARI WAFA); BGFI Bourse; LCB Capital; La Financière ; Financia Capital ; et CBT Tchad…
 

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