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Les maraîchers de Talangaï expriment leur désarroi

Par Journaldebrazza.com - 06/12/2016

Déguerpis par l’Etat lors de la construction du viaduc de Keba na virage, Ces maraîchers n’ont plus de sites pour poursuivre leur activité

 

Les maraîchers de Talangaï, ont été obligé de déguerpir il y a plus de deux ans, sur ordre de l’Etat, et devaient être affectés sur un autre site. Cependant, depuis quelques mois, on constate que certains d'entre eux ont réoccupé les espaces vides situés aux alentours du viaduc.

Destiné à abriter un marché moderne, cet espace devra être libéré avant 2017. Une impasse qui risque de provoquer une pénurie de légume sur le marché. Les maraichers rencontrés sur le terrain ont exprimé leurs désarrois.

« Nous nous sommes réinstallés ici avec la permission du maire. Récemment, au cours d’une réunion qu’il avait convoquée, il nous a demandé de ne plus planter les légumes parce que nous devons libérer les lieux d’ici à la fin de ce mois. Donc, je suis conscient de ce que je vais bientôt m’en aller. Je trouverai peut-être autre chose à faire », a regretté Euloge dont l'agriculture est sa principale source de revenu depuis plus de dix ans.

Solange Landou, une maraîchère rencontrée en pleine activité dans la même zone, a aussi dit sa désolation : « Je continue de travailler ici parce que je ne sais pas où aller. Les autorités avaient promis de nous trouver un autre lieu mais jusqu’à présent, rien n’est fait », a-t-elle déploré.

« Je croyais qu’on allait nous envoyer à kintélé mais hélas ! Le site en question est retenu pour la construction des logements sociaux. L’Etat doit penser à nous, c’est grâce à cette activité que nous nourrissons nos familles », a-t-elle souligné.

 


© Droits reservés
La disparition des légume a un impact sur la vie économique d'un pays.
Pas de fil barbelé ni quelque chose de ce genre pour protéger les plantations, les sillons de légumes sont exposés au vol de jour comme de nuit, nous a confié Edmond qui, quelques fois, passe la nuit à la belle étoile pour veiller sur ces produits.

Rappelons que certains maraichers expropriés des zones de Talangaï (Kéba na virage), de la Corniche de Bacongo et de la case de Gaulle pour des raisons de modernisation de la ville, sont installés par l’Etat au site de Nsoungui, à Madibou, dans l’arrondissement 8 de Brazzaville, grâce au financement du Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes (Pdarp).

La disparition des ceintures maraîchères à Brazzaville a un impact sur le coût de la vie. L’approvisionnement en légumes et légumineuses est devenu un casse-tête pour les commerçantes, d’où leur rareté et cherté sur le marché. Les quelques champs qui résistent encore ne suffisent pas à la demande des consommateurs, bien que alimentant tous les marchés de Brazzaville.
 
MOTS CLES :  Maraîchers   Talangaï   Légumes   Pénurie 

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