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« Ce n’est ni sorcier, ni séditieux, ni provocateur, je le jure »

Par JDB source adiac-congo.com - 30/09/2016

Edité chez Hemar, ce nouvel ouvrage du général écrivain, Benoît Moundélé-Ngollo, a été présenté récemment au Centre de formation et de recherche en arts dramatiques (Cfrad), à Brazzaville

 

Ce livre a été présenté, commenté et critiqué tour à tour par le professeur Mukala Kadima Nzuzi, madame Alima Madina, Ramsès Boungolo et Dieudonné Moukouamou-Mouendo, sous la supervision avisée de Pierre Tsémou (modérateur).

Prenant la parole à cette occasion, Benoît Moundélé-Ngollo, s’est plus appesantie sur le fonds que sur la forme. Il a fait observer que son livre comprend trois parties, à savoir : le Prélude, 100 textes et l’Épilogue. L'auteur affirme qu'il écrit pour sensibiliser et interpeller ses lectrices et lecteurs éventuels, sur la pertinence ou pas des questions, des sujets et des problèmes, qu’il soulève dans ses livres.

Le Prélude de son ouvrage a-t-il indiqué, comprend deux parties. La première partie instruit le lecteur, qui ne le saurait pas, ou qui l’aurait oublié sur une spécificité ou, une particularité culturelle chez les Mbochis (une tribu parlée au nord Congo). En effet, des jeunes de ce groupe ethnique, nés au cours d’une même année, ou pendant la même saison, vivaient en donnant l’impression de se détester publiquement, alors qu’en réalité, ils entretenaient, nourrissaient, et témoignaient entre eux curieusement, beaucoup d’estime, beaucoup d’amour, et beaucoup de solidarité indéfectible, tout en se traitant de tous les noms d’oiseaux de mauvais augure, dans des chahuts avec un langage irrespectueux incroyable, voire ordurier à s’y méprendre.

Benoît Moundélé-Ngolo a noté qu’aucun de leurs enfants, aucune de leurs épouses, ni personne d’autre dans le village, moins âgé ou plus âgé, ne se mêlait de leur « querelle » perpétuelle. Le faire, serait mettre le doigt entre l’écorce et le bois d’un arbre. Il a aussi fait noter que les jeunes filles, et les frères jumeaux ne s’adonnaient jamais à cette pratique qui pouvait se poursuivre jusqu’à un âge très avancé. Si cela ne se pratique plus et paraît surréaliste, voire incroyable et suranné aujourd’hui, c’était absolument vrai à une époque, relativement récente.

Quant à la deuxième partie du prélude, elle est d’une part un entretien entre l’auteur et un jury fictif, composé de lectrices et de lecteurs imaginaires, qui lui posent des questions anodines et saugrenues, d’autre part. C’est un plaidoyer écrit pour privilégier les débats, sur les questions de fond que soulève le livre, plutôt que de s’attarder en ergotant inlassablement sur les questions concernant la connaissance exacte, du style dans lequel il a l’habitude de s’exprimer par écrit.

 


© Droits reservés
Après le prélude, suit une série de 100 textes, qui soulèvent des problèmes liés au fonctionnement des sociétés humaines, lesquels découlent de la politique, de la philosophie, de la morale, de la sagesse, de l’éthique, bref de la vie tout simplement. Ils sont tous présentés sous la forme de conseils, de pensées de maximes, de proverbes, d’anecdotes, de constats et de réflexions.

Le centième texte est une évocation mémorielle par laquelle, l'auteur rend hommage à des citoyens congolais, morts ou vivants qui l’avaient accompagné dans deux missions d’état, accomplies respectivement en 1981 et en 1985 dans la forêt vierge et inondée du Congo, pour reconnaitre des tracés routiers, dans les départements de la Sangha et la Likouala, quand il était ministre des Travaux publics à 38 et 42 ans. Il semble dit-il qu’aucune expédition de ce genre, n’avait jamais et n’a plus jamais été réalisée au Congo.

Le livre se termine par un Epilogue, comprenant trois textes, dont le premier parle de « La mort d’un patriarche », déplore la persistance des travers et des méfaits politiques, ce qui a pour conséquence, la mort d’un citoyen centenaire.

Rappelons que « Ce n’est ni sorcier, ni séditieux, ni provocateur, je le jure » est le onzième livre du général Benoît Moundélé-Ngollo, qui a annoncé être sur le chantier d’un autre ouvrage intitulé : « Mig-Mag démocratique ».
 

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