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Marco Mbayabu : « J’ai vécu un festival exceptionnel »

Par adiac-congo.com - 31/08/2016

Marco Mbayabu, humoriste lushois après son triomphe aux 48heures du rire, il révèle avoir éprouvé une sacré frousse avant sa montée sur la scène dont il a été le grand favori

 

Il était le seul à avoir joué deux fois de suite, le samedi 20 et dimanche 21 août, comme pour répondre à la demande du public qui le réclamait après son premier show où il s’est plu à imiter feu Mobutu, Joseph Kabila, Tshisekedi, Vitale Kamerhe, le Cardinal Mosengwo sous les ovations d’un public conquis.

Si on devait encore vous présenter aux Kinois, que diriez-vous ?

Je suis Marco Mbayabu, un humoriste congolais résidant dans le Haut-Katanga, une province du sud de la RDC. J’ai presque une dizaine d’années de carrière dans l’humour et je suis beaucoup plus spécialisé dans les imitations.

Comment avez-vous atterri dans le métier, qu’est-ce qui vous y a conduit ?

Dès mon enfance, depuis un certain âge, je sentais déjà que j’avais quelque chose de particulier en moi. Et au collège, je sentais qu’à chaque fois que j’imitais les professeurs, l’abbé préfet, tous mes amis acquiesçaient. Alors, j’ai commencé à cibler des grandes personnalités du pays, du domaine politique, sportif, etc. Et finalement, au moment où j’allais quitter le collège, dans l’attente de mes résultats du bac, je me suis dit, j’ai un talent que je dois exploiter. C’est à partir de là que cela a commencé.

De toutes les personnalités, quel est le plus dur à imiter ?

Oh !, le plus dur à imiter, c’est tout d’abord moi-même parce que je ne sais pas comment je parle. Mais celui qui a un accent particulier est facile à imiter parce que pour le faire, il suffit de retracer la particularité d’une voix. Elle ne doit pas être ordinaire mais avoir une certaine singularité. De plus, imiter ne se limite pas seulement à la voix, les gestes, les tics car cela revient à incarner la personne imitée, se mettre à sa place. Faire vivre la personne imitée.

[Et la personnalité politique la plus facile à imiter, qui est-ce ?
(Avec une hésitation à peine feinte) Euh, l’actuel président de la République, Joseph Kabila.

Pourquoi donc ?

Euh, pour commencer ma voix naturelle s’apparente un tout petit peu au timbre de la sienne. Il y a un petit mix entre les deux. Je ne fournis pas vraiment de gros efforts. Je réussis à l’imiter aussi au niveau de ses tics, seulement je n’ai pas eu le temps de reproduire même sa démarche. Lui, je le réussis parfaitement. Il y a un autre personnage que je réussis à imiter à la perfection mais dont le timbre de la voix n’est pas proche du mien, c’est celle de l’opposant Tshisekedi.

 


© Droits reservés
Marco Mbayabu.
C’était votre première à Kinshasa et vous a fait un carton, quel est votre ressenti ?

J’ai vécu un festival exceptionnel. Il faut dire que cela fait trois ou quatre ans que j’entendais parler de Toseka de loin. Je l’ai vu de près, vécu et adoré. J’ai adoré le public et l’organisation. Un sentiment de joie m’anime.

Quel était votre état d’esprit en venant à Toseka, aviez-vous certaines appréhensions, des interrogations en pensant au public ?

Exactement ! Et, c’est tout naturel. Arriver dans un nouveau territoire pour une première fois et affronter son public que vous ne connaissez pas pour la première fois, ce n’est jamais facile. La petite peur est là, la frousse aussi. C’est tout à fait normal, mais par le travail, la concentration, on arrive à la vaincre. J’avais entendu parler du public kinois et même à un jour, la veille de mon premier spectacle, j’en ai entendu parler, mais la réalité que j’ai vue était un peu paradoxale. C’était tout le contraire de ce que j’avais entendu sur le public kinois. Je l’ai trouvé exceptionnel, sympa.

Qu’aviez-vous donc entendu dire sur ce fameux public ?

(Rires). Eh bien, qu’il était difficile à faire rire, à convaincre et que si ça ne marche pas, c’est tout de suite qu’il vous chante le célèbre refrain « Bima ! ». Bref, on insistait sur le fait que c’était un public difficile. D’ailleurs, moi j’avais entendu dire que si vous arrivez à faire rire le public kinois, vous pouvez faire de même partout en Afrique.

Si on vous rappelait pour l’édition 2017 du grand Festival Toseka, vous reviendriez à Kinshasa ?

Je pense bien. Ce serait avec plaisir. Je serai très content de retrouver ce public qui m’a emmené aux anges lors de ce festival et revivre tous les beaux moments et souvenirs que j’ai passés ici.
 

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