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Alain Mabanckou : «Le fleuve est une banque et un cimetière»

Par ladepeche.fr - 16/08/2016

Place aux 21es Rencontres d'Aubrac, du 16 au 20 août, sur le thème «Imaginaires de l'eau», avec la participation de l'écrivain franco-congolais Alain Mabanckou

 

Ce festival à dominante littéraire et aux approches interculturelles, a initié depuis trois ans un cycle sur les éléments naturels. Après l'air et le feu, place à l'eau avec la participation pour la deuxième année consécutive, de l'écrivain Alain Mabanckou.

Vous qui parcourez le monde, qu'est-ce qui vous attire sur l'Aubrac ?

La qualité et l'originalité de la programmation de ce festival. C'est très alléchant. Et les organisateurs sont avant tout des intellectuels qui trouvent des thématiques pour nous faire réfléchir. Ici, il ne s'agit d'être juste derrière son livre comme un vendeur de patates. à travers les éléments qui fondent la nature, il y a une vraie réflexion. Ces rencontres sont un moment pour faire le point sur la nature et l'humanité.

Quel sera le sujet de votre intervention ?

Je raconterai le fleuve Congo qui est le deuxième plus grand fleuve au monde après l'Amazone. Il sépare le Congo-Brazzaville de la République démocratique du Congo et se jette dans l'océan Atlantique. L'imaginaire et les pratiques ne sont pas les mêmes d'un côté ou de l'autre. Dans mon ouvrage, «Lumières de Pointe-Noire», je parle de ce fleuve comme sarcophage de nos ancêtres. C'est un fleuve où l'on trouve son pain quotidien mais aussi les histoires les plus extraordinaires, les plus farfelues et les plus authentiques. Le fleuve Congo est à la fois une banque et un cimetière.

 


© Droits reservés
Alain Mabanckou.
C'est aussi l'occasion de présenter en avant-première votre dernier ouvrage ?

Oui, «Le monde est mon langage», chez Grasset, sera dans les librairies le 31 août. Il traite de la reconquête de l'espace et raconte que les rencontres nous forgent et permettent de mieux définir notre identité.

Que représente votre chaire au Collège de France ?

J'ai transformé ma chair en leçon de littérature africaine. Elle me permet de mettre en valeur les lettres du continent africain et de défendre ses écrivains.

Votre dernier coup de cœur littéraire ?

«Petit pays» de Gaël Faye, son premier roman, sur le génocide du Rwanda. Un écrivain nouveau est né à travers une histoire de famille, il essaie de décortiquer les raisons de la haine.
 
MOTS CLES :  Alain Mabanckou   Rencontre Aubrac 

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