SOCIéTé  |     FAITS DIVERS  |    

La cohabitation devenue pénible entre congolais

Par sukissa.co - 19/10/2015

Sassou-Nguesso devient un obstacle pour le vivre ensemble entre Congolais et l’unité nationale

 

Congo-Brazzaville : ne donnons plus l’occasion à Sassou-Nguesso de profiter de notre ignorance pour nous divise. On vient tous de quelque part, l’important c’est d’accepter de vivre ensemble avec les populations autochtones dans la paix et le respect des droits de l’homme. Sassou-Nguesso qui divise les Congolais, devient un obstacle pour le vivre ensemble entre Congolais et pour l’unité nationale. Peuple Congolais, il ne faut plus lui donner l’occasion de nous diviser. Certes nous n’avons pas le même passé, mais nous sommes condamnés à bâtir ensemble un avenir commun.

Tout d’abord, le nom Congo vient du Kongo. « Le Royaume Kongo comprenait une partie du Congo Brazzaville, du Congo Kinshasa, du Gabon et de l’Angola actuels. Fondé au 10e siècle par des Bantu partis de la Nubie au début de l’ère chrétienne et ayant séjourné dans la région des Grands Lacs africains de l’Est où ils s’étaient métissés avec des populations autochtones auxquelles ils avaient appris l’art de travailler le fer, le Royaume Kongo fut, avec le monde du Swahili à l’Est, d’où était issu plus tard le père du Président Obama, et l’Empire du Mali à l’Ouest, l’une des trois principales civilisations africaines, lors du début de la traite négrière au 16e siècle, et dont les descendants allaient s’illustrer dans le nouveau Monde en dépit des circonstances très défavorables.

Après le passage de l’explorateur portugais Diego Cao, 10 ans avant l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique, le Royaume Kongo se convertit au christianisme dont ses habitants avaient encore des vagues notions de la Nubie ancestrale, patrie de Gelase 1er, Pape de 492 à 496. Le Royaume Kongo avait établi des relations diplomatiques avec le Vatican et le Portugal. Le fils du roi du Congo, Don Henrique Mvemba Nzinga, fut même sacré évêque à Rome en 1518 par le Pape Léon X de la célèbre famille Médicis qui entretenait déjà des relations économiques avec le Congo en important des objets en ivoire et des tissus. Des étudiants congolais firent des études au Portugal et certains y restèrent pour travailler et d’autres apprirent des techniques de navigation qui allaient leur permettre d’accompagner les Européens dans l’exploration des Amériques », par Kanyurhi T. Tchika

Voilà pourquoi BISHIKANDA DIA POOL affirme avec force que les populations locales trouvées sur place par Brazza sont les Bakongo (Tio ou Téké, Lari, pygmée, Lumbu, Dondo, Kamba, Kougni, Yombé…). Eh oui, avant la colonisation française, le Congo ne comptait ni Soudanais français (Sénégalais, Maliens, Guinéens …) ni Popos (Togolais et Dahoméens). Mais certains Congolais en quête de pouvoir politique, ont inventé l’histoire du Congo et mis en place un véritable régime de terreur, avec l’aide des lobbys pétroliers, pour piller les richesses de ce pays. Parce que, pour eux, le Congo c’est la pompe Afrique, un pays avec des énormes ressources.
En vérité, l’histoire de la colonisation française du Congo a commencé sans les Saoudanais français et les Popos.

Elle a commencé par le contact Savorgnian de Brazza avec les populations locales Bakongo. Deux traités vont être signés : un avec Makoko à Mbé et un autre avec Ndombi pour la partie nord du Congo. À l’époque, le Congo français correspondait à peu près au territoire actuel des républiques Gabonaise, Congolaise et Centrafricaine. Il sera partagé 40 énormes concessions territoriales, totalisant quelque 700 000 m² sur le 900 00 environ. Échappaient seules au partage les zones entourant les deux centres principaux, Brazzaville et Libreville, et les petites surfaces réservées au poste de l’intérieur.C’est en 1880 que l’État français se résolut finalement à partager la colonie aux sociétés privées pour l’exploitation économique.

En termes un peu plus clairs, la France n’a pas exploité directement du Congo français, elle l’a confié aux compagnies concessionnaires, en leur vendant les droits d’exploitation de ses 40 concessions (puisque le Congo français était découpé en 40 concessions). Donc, ce sont ces compagnies privées qui vont, avec l’aide des miliciens coloniaux, traquer, chasser, massacrer et soumettre aux travaux forcés les populations locales après les avoir deposséder de leurs terres. Ces derniers vont même être remplacés, dans leurs propres terres, par la main d’œuvre Soudanaise et Popo venue d’Afrique de l’Ouest.

Ceci dit, il s’agit d’un bilan singulier pour un pays de 4 millions d’habitants dont l’histoire est bâtie sur le mensonge. S’il y a des gens dans notre pays qui se sentent menacés actuellement par la diffusion de cette histoire coloniale, ce sont bien les Popos et Soudanaises habitant la cuvette Est ; qui divisent le Congo en nord et sud. Et pourtant, ils viennent, eux aussi, d’Afrique de l’ouest comme les nombreux Congolais qu’ils massacrent et discriminent chaque jour au sud, en les faisant passer pour les Bakongo.

Puisque au Congo de Sassou-Nguesso, seuls les Popos et les Soudanais y exercent des fonctions militaires, des fonctions judiciaires et des responsabilités politiques. Les Bakongo sont considérés comme des indigènes qui n’ont aucun droit civique. Les populations locales restent en dehors de cette structure sociale. Leur vote ne compte pas, ils ne jouissent pas de la liberté politique.

Même si Sassou-Nguesso a beaucoup fait semble-t-il, il s’est en même temps appliqué à maintenir les Congolais issus de la colonisation (Propos et Soudanais)dans une certaines ignorance afin de les opposer avec les populations locales Bakongo, pour atteindre ses objectifs politiques. Quel que soit le département du Congo, on voit cette tendance de traiter les Bakongo (Téké, Pygmée, Lari, Dondo, Nkougni, Hangâla, Yombé, Lumbu…) comme étant des sous-hommes et comme des ennemis à l’origine de la violence dans le pays.

Qui ne le sait pas que Sassou-Nguesso n’est pas un président comme les autres. Qui ne le sait pas qu’il a commis des crimes les plus crapuleux qu’aucun être humain ne peut accepter sur terre, tellement qu’ils sont horribles et terrifiants : assassinat de Marien Ngouabi dont le corps fut retrouvé avec une carotide sectionnée ; assassinat du cardinal Biayenda qui fut enterré vivant d’après le témoignage du feu Monseiur Kombo ; assassinat de Massamba Dédat dont le corps n’est jamais été retrouvé ; assassinat de Pierre Anga ; assassinat de Kimbouala Nkaya devant toute sa famille ; exécution des innocents du procès Marien NGOUABI de 1978 ; les exécutions sommaires du beach de Brazzaville ; les exécutions sommaires de 1997 et années 2000 dans Bakongo, Makélékélé, Mfilou, Bouenza, Niari, Lékoumou et Pool ; les victimes de Mpila….

 


© Droits réservés
Les quotidiens à Brazzaville ressemble à ça!
Et tout ceci, rien que pour un seul but, asseoir sa domination politique et mettre la main sur les richesses du pays. Sassou-Nguesso n’aime pas le Congo, il n’aime que ses richesses. S’il faut exterminer tous les Congolais pour avoir le contrôle de ces richesses, il le fera. Les Bakongo majoritaire sont devenus ses premiers ennemis. Chaque jour qui passe, Sassou-Nguesso met en place des stratégies communautaires, soi-disant, pour préserver les avantages et les privilèges de tous les Popos et Soudanais français du nord. Mais en réalité, c’est pour satisfaire ses ambitions personnelles et familiales.

Raison pour laquelle, il faut aussi avoir le courage de le reconnaître ; nous sommes un peu responsables à un degré près, nous, peuple congolais. Nous avons accepté n’importe quel sentiment, n’importe quelle idée politique lancée par ce monstre et par tous les gens de son espèce, sans réfléchir. Comme des chats qui avalent les souris avec la peau et les intestins, nous avons accepté, sans trier ses idées. Le Diable ne peut s’accrocher à quelqu’un que s’il trouve des faiblesses et des vices chez cette personne. Si aujourd’hui nous sommes dans cette situation désagréable, c’est que beaucoup de Congolais ont donné aux forces du mal la possibilité de s’imposer dans notre pays. Quand on ne voit rien, quand on ne prévoit rien pour se protéger, eh oui on est à la merci de n’importe qui est de n’importe quoi.

D’ailleurs, avec l’ouverture et la remise des archives de la colonisation au gouvernement congolais, de plus en plus des Propos et Soudanais ont la possibilité de nuire, en racontant du n’importe quoi. C’est le cas, du Congolais d’origine ouest-africaine, Ndala Erneste qui raconte que les Lari ne sont pas des Bakongo. Pourtant toutes les informations sur ce qui s’est passé pendant la colonisation au Congo, sont là, à la portée de main. Comme les Congolais baignent toujours dans l’ignorance, n’importe qui, pour peu qu’il en est les capacités et qu’il s’en donne la peine, à la possibilité de les manipuler, opposer et diviser. Nous le voyons avec Sassou-Nguesso, un descendant ouest-africain qui divise les Congolais.

Dès lors, tous ceux qui croient pouvoir satisfaire leurs passions et leurs désirs les plus dévergondés en instrumentalisant l’histoire et en divisant les Congolais, sont en réalité des ignorants qui n’ont jamais étudié leur propre l’histoire. Ceci dit, le coup d’État constitutionnel, de Sassou-Nguesso, pour se maintenir au pouvoir, est un véritable frein pour l’émergence de la démocratie et l’unité nationale au Congo. Au lieu d’unir les Congolais, Sassou-Nguesso les divise, et les conflits exacerbés de la période coloniale refont surface.

Eh oui, notre pays est divisé. Notre pays est miné dans ses fondements et, cela apparaît comme un vrai frein. Il y a de plus en plus d’incertitude sur notre avenir collectif et individuel, social et économique. Tout doit être mis en oeuvre pour l’émergence d’une nation congolaise juste et égalitaire. Non au troisième mandat de Sassou-Nguesso; non au tripatouillage de la constitution; Oui pour le respect de la constitution. Faute de quoi, l’idéal de la démocratie restera pour les Congolais comme une sorte d’objectif mythique, nourrissant l’espérance et des utopies.

Enfin, comme nous l’avons déjà dit, jamais il n’est question pour Sassou-Nguesso, de favoriser l’émergence d’une véritable nation congolaise unie dans la diversité. Bien au contraire, il manipule chaque jour les autres Congolais issus de la colonisation vivant au nord du pays, que toute cohabitation entre eux et les populations locales Bakongo est impossible. Sassou-Nguesso devient un obstacle pour le vivre ensemble entre Congolais et pour l’unité nationale. Peuple Congolais, il ne faut plus lui donner l’occasion de nous diviser. Certes nous n’avons pas le même passé, mais nous sommes condamnés à bâtir ensemble un avenir commun.
 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Agenda - événements

Festival tuSeo 10e édition
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBRAZZA.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués