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Aline Olga Lonzaniabeka victime de sa générosité

Par Gaspard Lenckonov - 07/07/2015

La Directrice Administrative et financière de la Maison militaire, le commandant Aline Olga Lonzaniabeka, est impliquée dans une affaire d’enlèvement d’un enfant de deux ans.

 

Au cours d’un point de presse qu’elle a donné récemment à Brazzaville, en présence des membres de la rédaction du journal ’’La Voix du Peuple’’ qui a publié le «récit écœurant de la mère et de la grand-mère de l’enfant» faisant état de l’enlèvement du bébé, Mme Lonzaniabeka a démontré son innocence et qu’elle est simplement victime de sa générosité. Mariée et mère de trois enfants dont deux garçons de 10 et 6 ans et une fillette de 8 ans, Mme Lonzaniabeka est une femme de cœur, qui ne supporte pas voir quelqu’un en détresse.

 

C’est dans ce contexte qu’en 2007, elle accorde son hospitalité à une vielle amie, Stéphanie Babilembo. En effet, lors du décès de cette dernière, ses parents biologiques abandonnent son fils Emmanuel Nkoli, qui n’avait que 15 ans. Mme Lonzaniabeka décide alors de récupérer le jeune garçon, après avoir consulté son époux. Emmanuel Nkoli vivra donc au domicile du couple Lonzaniabeka pendant un an, bénéficiant de la chaleur parentale au même titre que les enfants biologiques Lonzaniabeka. Mais, malgré tout, Emmanuel s’illustre par des cas de vol, d’escroquerie. Mme Lonzaniabeka prend alors la décision de le remettre à sa famille biologique, qui jusque-là était restée indifférente de sa situation.

 

Pourparlers
Etant une fois de plus abandonné par sa famille biologique, le jeune garçon recontacte encore Mme Lonzaniabeka pour lui présenter ses excuses pour tous les actes qu’ils posaient à son domicile, lui rassurant qu’il n’allait plus les poser. «Edifiée par la bible qui nous recommande de pardonner et surtout pour un orphelin sans soutien, j’ai du prendre contact avec ses parents afin qu’il soit maintenu dans leur domicile et que toutes les autres charges me reviendraient, c’est-à-dire les frais de nutrition et d’entretien. Ce qui fut fait», a expliqué Mme Lonzaniabeka.

 


© droit réservé
le commandant Aline Olga Lonzaniabeka a clamé son innocence lors d’une conférence de presse
Mais, Emmanuel n’arrête pas de mal agir. Il fut arrêté et emprisonné au commissariat de la Mfoa pendant trois semaines, pour avoir mis en état de grosse mademoiselle Lolé Bataliak Edith Barbara, âgée de 20 ans, alors que lui-même était âgé de17 ans. Informée, Mme Lonzaniabeka se rend au commissariat central afin que le jeune garçon soit rétabli dans ses droits. Sur place, elle engage des pourparlers avec la grand-mère de mademoiselle Lolé Bataliak Edith Barbara, en vue de la prise en charge de la grossesse. Mme Lonzaniabeka décide de prendre une maison en bail pour Emmanuel et Lolé et la meuble entièrement. Le couple s’y installe et la nutrition est assurée par N’Goka-Ayéba, conjoint de Mme Aline.

 

Constatant la régularité de l’aide octroyée au couple, la grand-mère de la fille, Bakana Pauline, vient s’installer avec le jeune couple. Et, l’ayant considérée comme mieux responsable vis-à-vis d’Emmanuel et Lolé, Mme Aline Lonzaniabeka décide de remettre désormais les frais de subsistance du coupe à Mme Bakana Pauline. Mais, «contre toute attente, la grand-mère profite de ces frais pour faire son petit commerce, se faisant invisible après perception des frais de substance, laissant le couple affamé pendant des jours sans se soucier en aucun seul instant de sa petite fille en état de grossesse», a témoigné Mme Lonzaniabeka. Révolté par la mauvaise habitude de la grand-mère, une bagarre est déclenchée entre Emmanuel et sa femme. Les deux sont alors expulsés de la parcelle par son propriétaire.

 

5 millions de francs CFA
Suite à cet incident, le couple Lonzaniabeka rompt les liens cette famille et avec Emmanuel. Une année s’écoule. Le 29 mars 2015, la grand-mère recontacte Mme Lonzaniabeka à des fins financières pour l’organisation du baptême de l’enfant d’Emmanuel et Bataliak Edith Barbara, qui avait déjà 4 mois. La générosité de Mme Lonzaniabeka l’oblige à répondre favorablement et à se rendre au domicile de la famille de Lolé. Là-bas, la rencontre dure 10 minutes, en présence de la députée Théodorine Kolélas. Mais, Mme Lonzaniabeka est surprise d’entendre la grand-mère de Lolé (Bakana Pauline) lui infliger une amende de 5 millions de francs CFA «pour avoir pris en charge la grossesse de Lolé». Mme Lonzaniabeka lui fait comprendre qu’elle n’était qu’une amie à la regrettée mère d’Emmanuel et que ce garçon avait ses parents biologiques sur l’avenue Maya-Maya, dans l’arrondissement 3 (Poto-Poto).

 

Pendant ce temps, les relations entre Emmanuel et Lolé n’étaient plus au beau fixe, d’après le témoignage du jeune garçon. Car, la fille trompait le père de son enfant avec un homme qui multipliait toutes ses formules en vue d’emmener le bébé à l’étranger, sans le consentement de son père. La rupture fut consommée. Mais, à cause du mauvais état de santé de l’enfant, Emmanuel et Lolé se retrouvent, le 2 avril 2015, à la pharmacie Bikoumou. Le jeune garçon prend alors le bébé et part avec lui vers 15h, selon les explications de Mme Bakana Pauline. Prises de panique, Lolé et sa grand-mère informent Mme Lonzaniabeka, qui leur promet en retour un soutien multiforme dans la recherche du bébé et de son père.

 

Quelques temps après, c’est Emmanuel qui téléphone à Mme Lonzaniabeka pour lui dire qu’il avait une urgence. Le jeune garçon arrive aux environs de 21h30 chez Mme Lonzaniabeka avec l’enfant. Animée par son sens de responsabilité, Mme Lonzaniabeka sensibilise aussitôt Lolé et sa grand-mère pour leur annoncer qu’Emmanuel était arrivé à son domicile avec son bébé. Ensuite, elle nettoie le bébé et lui fait du lait. Après, Mme Lonzaniabeka décide d’accompagner Emmanuel et son enfant au domicile de Lolé et sa grand-mère, en vue de régler le problème à l’amiable. Mais, Emmanuel lui fait savoir que si l’idée d’emmener son enfant à l’étranger sans son consentement arrivait à être maintenue, il s’en fuirait avec l’enfant à Ngo, chez sa grand-mère.

 

Policiers
«Ayant déjà sensibilisé l’autre famille, je me suis précipitée à me préparer afin de les accompagner. C’est ainsi qu’Emmanuel va reprendre la fuite avec le bébé dans une direction inconnue. Le lendemain matin, je me rends au domicile ou habitent la maman du bébé, la grand-mère et la députée Kolélas, mais qui sont portées absents, à l’exception de la dernière. Je lui fais donc dire que je passerai après le service aux environs de 15h. Curieusement, les deux premières avaient fait un guet à mon nouveau domicile. Je me demandais à cet instant comment avaient-elles fait pour avoir l’adresse de mon nouveau domicile. Deux heures plus tard, j’apprends que les policiers mal intentionnés ont forcé le passage à mon domicile, commettant au passage des dommages corporels à quelques membres de mon personnel de ménage, notamment le gardien, la technicienne de surface et le cuisinier qui n’est jamais revenu», explique Mme Lonzaniabeka, au cours de son point de presse.

 

C’est là où commence cette fameuse histoire d’enlèvement du bébé dans laquelle Mme Lonzaniabeka est malheureusement et arbitrairement citée. Pour elle, tout cela est de la manipulation, de la désinformation, une façon de jeter le discrédit sur sa personne et la fonction qu’elle occupe. Ses fonctions étant soumises à l’obligation de réserve, Mme Lonzaniabeka n’a pas voulu citer nommément les commanditaires de ces dénonciations calomnieuses. Ces dénonciations calomnieuses ont été portées devant la hiérarchie et les autorités policières et juridiques, mais en vain, puisque les enquêtes ont été menées de bout en bout.

 

Confrontations
«S’agissant de ma hiérarchie, qui m’a tout de même autorisé ce droit de réponse, une confrontation, m’épargnant de toute responsabilité du kidnapping du bébé, a bel et bien eu lieu dans le bureau du Directeur de Cabinet et s’est même soldée par des excuses présentées par cette famille qui s’était attaché les services d’un huissier de justice (…) Aussi est-il important de préciser que le père de Lolé Bataliak Edith Barbara qui s’était présenté à la Maison militaire n’est pas de nationalité camerounaise, comme il a été indiqué dans l’article. D’autres confrontations en ma faveur se sont poursuivies à la police et au parquet de Brazzaville», a ajouté Mme Lonzaniabeka.

 

Lors de ces confrontations, aucune charge n’a été retenue sur la personne de Mme Lonzaniabeka. Ainsi, il a été demandé à la famille de Mlle Lolé de cesser d’extrapoler sur la question. Contrairement à ce qui a été écrit dans le journal ’’La Voix du Peuple’’ et dans d’autres médias, le voyage de Mme Lonzaniabeka, en mai 2015, s’inscrivait dans le cadre des missions qu’un échantillon des militaires congolais et d’ailleurs effectuent chaque mois de mai à Lourdes (France) pour partager des moments de prière. Elle met quiconque au défi afin de se rapprocher de l’ambassade de France, des services de sureté aéroportuaire de Maya-Maya et de Paris et d’autres services si elle était partie en France avec un bébé.

 

«Tout ce que je retiens de ces manipulations est que je suis à l’aise d’être dans un pays ou la justice impartiale fonctionne normalement toutes les fois qu’il y a un conflit. Aux commanditaires desdites manipulations, je vous connais et je vous ai à l’œil, très disposée à vous trainer devant les tribunaux et cours de la République. Cela n’exempte pas le journal ’’La Voix du Peuple’’ et l’organe d’information Brazza News, qui devraient faire preuve de professionnalisme avant toute publication. Je suis très fière d’être une maman de trois enfants et ne peux, en aucun cas, enlever un bébé de 4 mois», a conclu Mme Lonzaniabeka.
 
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