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Éducation : montée de la violence dans les établissements scolaires

Par Jocelyn Francis Wabout - 06/03/2015

La semaine qui s’achève a connu de nombreuses scènes de violence dans quelques établissements scolaires de Brazzaville.

 

Les lycées Thomas Sankara et Lumumba et le collège André Grénard Matsoua ont permis de comprendre combien l’incivisme devient la passion des jeunes. La journée du jeudi 4 mars a été très agitée au lycée Thomas Sankara situé dans le 9e arrondissement de Brazzaville, Djiri. Des accrochages ont été signalés entre les élèves et la police. À l’origine, le refus par la force publique de laisser pénétrer des élèves dans la cour pour exhiber le corps d’un des leurs avant la cérémonie d’inhumation. « C’est vrai que notre collègue est décédée à l’hôpital à la suite d’une maladie, mais nous pensions lui rendre un hommage ici, au sein de l’établissement qu’elle fréquentait », a témoigné Christie, élève de terminale.

 


© kipmann.skyrock.com
Image d'illustration
Non contents de l’attitude de la force publique, les jeunes ont voulu opposer un bras de fer. Jets de pierres et de bouteilles, course-poursuite, sauts de murs, bombes lacrymogènes, etc., le spectacle a déteint sur l’ambiance habituellement calme dans cette zone très commerciale où sont implantés un marché et une importante gare routière. Presqu’au même moment, dans le 4è arrondissement, à Moungali, lycéens et collégiens s’affrontaient non sans dégâts au point de faire intervenir les forces de l’ordre. Ici, selon les témoignages recueillis, une idylle que tenterait de négocier un lycéen auprès d’une collégienne a été mal appréciée par l’entourage de cette dernière. Bilan : une blessée et des interpellations.

 

Retour à Mikalou, à Talangaï, où lundi, des élèves en tenue avaient envahi l’avenue Marien-Ngouabi. Entre 9 heures 30 et 10 heures. Une manière pour eux d’exprimer leur colère contre les transporteurs en commun de plus en plus capricieux. Mais les pouvoirs publics n’ont pas été épargnés dans leurs critiques car, ont dit certains jeunes, c’est à eux qu’il revient de réguler le transport. Posés ici ou là, ces actes méritent une analyse. Objective et sans trop en rajouter. Un observateur voit dans ces comportements la reproduction des scènes que renvoient les télévisions. Peut-être faut-il simplement renforcer les mesures de sécurité autour des écoles réputées « chaudes » en même temps intensifier les séances d’éducation civique comme au bon vieux temps du monopartisme avec le Mouvement national des pionniers.
 
MOTS CLES :  éducation   Violence   établissements   Scolaires   Brazzaville 

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