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Cuba: à propos de l’affaire de l’étudiant congolais Loïc Junior Niombo : Le Ministère de la santé et de la population a démenti la version de Me Djolani

Par Cyr Armel YABBAT-NGO - 18/02/2015

Néomie Kokot, attachée de presse au Ministère de la santé et de la population, a tenu un point de presse, vendredi 13 février 2015, au cabinet dudit ministère, pour rétablir la vérité.

 

Lors de ce point de presse, il a démontrer à l’opinion publique qu’au lieu de «disparition», comme l’a affirmé Me Thomas Djolani, il s’est agi, plutôt, d’une «simple fugue». «Cet étudiant a tout l’air d’un enfant qui souffre de troubles comportementaux. On comprend, avec une nette aisance, que ses parents l’ont envoyé à Cuba non pas pour étudier, mais plutôt pour s’en débarrasser», a-t-elle précisé. La réaction du Ministère de la santé et de la population est pour répondre aux allégations de Me Thomas Djolani, avocat de la famille Niombo, qui a fait un battage médiatique autour de cette affaire, au point de promettre de saisir les instances internationales pour «séquestration et torture». Car, l’étudiant Loïc Junior Niombo, «âgé de 23 ans, soi-disant porté disparu, a été retrouvé, mais torturé, selon lui, par les services cubains».

 

«Faux», rétorque le Ministère de la santé, qui estime que les accusations gratuites proférées par l’avocat de la famille Niombo à l’encontre des autorités cubaines ne sont pas de nature à être banalisées. Comme preuve du caractère mensonger de ces allégations, Néomie Kokot a fait la mise au point suivante, en rappelant un certain nombre de faits: «Le 29 octobre 2014, alors qu’une délégation du ministère, conduite par le directeur de cabinet du ministre de la santé et de la population, reçoit le bureau des étudiants congolais en médecine, à La Havane, et l’informe du calendrier de paiement des bourses. Elle apprend avec stupéfaction, qu’un groupe d’étudiants congolais est en train de perpétrer des actes de vandalisme à l’ambassade. Parmi les meneurs, l’étudiant Loïc Junior Niombo, membre dudit bureau, qui n’avait pas pris part à la réunion présidée par le directeur de cabinet pour, soi-disant, cas de maladie. Il avait donc menti. Le 31 octobre 2014, malgré ces actes répréhensibles, tous les étudiants ont perçu leur bourse. Les anciens, dont Loïc Junior Niombo, ont reçu 9 mois de bourses et les nouveaux 3 mois, soit jusqu’à janvier 2015.

 


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l’étudiant congolais au Cuba Loïc Junior Niombo
Le 19 décembre 2014, six étudiants congolais, parmi lesquels Loïc Junior Niombo, faisant partie des meneurs des actes de vandalisme à l’ambassade, sont arrêtés par la police cubaine, pour des besoins d’enquête. Pour la partie cubaine, il aurait fallu connaître ce qui a fondamentalement motivé ces actes inédits qu’elle juge inadmissibles. Car depuis 56 ans, ce pays n’a plus jamais vécu des mouvements de ce genre. Deux semaines après, tous ces étudiants sont libérés et reconduits dans leur établissement. Le 19 janvier 2015, l’étudiant Loïc Junior Niombo, qui avait reçu l’argent de ses parents, par l’entremise du compte bancaire d’un de ses amis, contacte ainsi ce dernier qui lui donna sa carte bancaire. Usant d’un faux nom, Loïc Junior Niombo sort pour aller toucher son argent. Une fois sur les lieux, Loïc constate qu’il y a plus d’argent dans ledit compte que le montant qui lui a été communiqué par ses parents, depuis Brazzaville. Il vide le compte de son ami, y compris l’argent qui appartenait à sa sœur.

 

Conscient de l’acte posé, il va faire une fugue, pour noircir le pays d’accueil et mettre à mal les bons rapports qui unissent les deux Etats. Son ami, acculé par sa sœur, vend l’ordinateur portable de Loïc Junior Niombo, pour rembourser l’argent indument touché par ce dernier. Le 3 février 2015, Maître Thomas Djolani, l’avocat de la famille, anime un point de presse à cet effet. Sans vérifier l’information au Ministère de la santé et de la population, il débite des insinuations perfides, des contre-vérités abominables et indignes d’un avocat. Peut-on empêcher à la police cubaine d’enquêter sur un fait que ce pays n’a plus jamais connu depuis plus de 56 ans? En tout état de cause, la police cubaine, qui n’avait jamais été ordonnée par l’ambassadeur du Congo, pour «séquestrer» les six étudiants, comme l’affirme, sans évoquer la moindre preuve, l’avocat de la famille, a joué un rôle, comme l’exige les arcanes de la profession. De mémoire de Congolais, jamais un ambassadeur aussi charismatique soit-il, ne peut «ordonner» une police d’un pays auprès duquel son pays est accrédité. Sauf si Maître Djolani peut nous apporter la preuve contraire».

 

Comme pour montrer, selon le Ministère, le caractère négatif du jeune Loïc, «le recteur de l’Université où il étudie a organisé, le 12 février dernier, une réunion avec les étudiants congolais, au cours de laquelle il a déballé tout ce que cet étudiant a fait, avant de s’enfuir en province. Il a présenté à l’ensemble des étudiants les billets achetés par lui pour se rendre en province. Loïc a regagné, furtivement, son établissement, comme il était parti sans la moindre égratignure». Le Ministère de la santé s’interroge sur le caractère de ce jeune-homme qui, sur les 1200 étudiants congolais à Cuba, est le seul à faire parler de lui, le Ministère de la santé a précisé: «Il est dans toutes les manifestations illicites. Il s’illustre par la contestation violente et n’éprouve aucun respect ni pour l’ambassadeur du Congo à Cuba, ni pour les institutions de ce pays. Monsieur Niombo, le père de Loïc, bien que colonel de son état, n’a aucun droit d’aller dans l’ambassade d’un pays étranger, menacer un ambassadeur. Les us et coutumes diplomatiques indiquent que l’intéressé aurait dû écrire au Ministère des affaires étrangères du Congo, qui agirait selon les principes usuels».

 

Enfonçant le clou, Jean-Philippe Gakosso, directeur de cabinet, pense que le jeune Loïc est un enfant déjà turbulent, de par sa nature: «Si un enfant va vandaliser et brûler les véhicules à l’ambassade, pensez-vous qu’il est sérieux? Si cet enfant qui reçoit la bourse veut qu’il soit payé en euros, pensez-vous qu’il est sérieux? Si cet enfant dont le père envoie de l’argent, paie le billet et va en province louer une maison, pensez-vous qu’il est sérieux? Si cet enfant qui n’a pas participé, comme les autres, aux évaluations du premier trimestre, pensez-vous qu’il est sérieux?». Le directeur de cabinet s’est indigné du comportement de Monsieur Niombo qui, selon lui, aurait mieux fait d’éduquer son fils. Toutefois, il a fait savoir que le rôle du Ministère de la santé n’est pas d’appuyer la malhonnêteté. «Les Cubains avaient déjà attiré l’attention de l’Etat congolais sur le respect des lois et règlements de leur pays. C’est à nous que revenait le devoir d’attirer l’attention de nos enfants», a-t-il dit.
 
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