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Bouenza: incendie criminel au tribunal de grande instance de Madingou

Par journaldebrazza.com avec ACI - 23/10/2013

Du bâtiment, il ne resterait que la salle des audiences située au rez-de-chaussée

 

Le bâtiment à étage qui abritait les bureaux du président du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, du procureur de la République, du greffier en chef et des autres juges, a été incendié dans la nuit du 18 au 19 octobre dernier par des inconnus, réduisant en cendres les archives, le mobilier, l’outil informatique et les autres accessoires des bureaux de cette instance judiciaire. Du bâtiment, il ne reste que la salle des audiences située au rez-de-chaussée. L’incendie révélé d’origine criminelle par le message écrit à la craie blanche sur la porte d’accès à l’étage en dit long: «Mankou, président travaille mal, on ne veut plus te voir ici à Madingou».

 


© www.jelison.fr
Un incendie criminel a dévasté le tribunal de grande instance de Madingou
Interrogé par la presse le matin du drame, le président du TGI de Madingou, Joseph Mankou, marqué par l’ampleur des dégâts, a lancé un appel aux bonnes volontés afin d’aider à refaire le TGI. « Tout est parti : les archives, les dossiers en cours et les dossiers qui avaient été vidés sont emportés par le feu ; donc le Tribunal de Madingou n’a plus rien comme archives, et je ne sais comment nous ferons pour relancer les activités du Tribunal », s’est-il indigné. «C’est un appel lancé à tout le monde pour aider le Tribunal à se relever, car sans le TGI, on ne sait pas ce que l’on va faire maintenant. Présentement il y a des détenus à la Maison d’Arrêt de Madingou qui doivent être jugés, dont les dossiers sont partis en flamme ; on va voir comment régler ce problème. Nous demandons l’effort de tout un chacun pour qu’on essaie de pallier cette situation», a ajouté M. Mankou. «L’ampleur des dégâts est d’autant plus importante parce qu’on venait d’acquérir du matériel informatique il y a quelques jours et les Cabinets des juges venaient d’être également dotés en mobilier. Nous étions en train de refaire le Tribunal afin de rendre le cadre moderne. C’est l’effort que l’équipe actuelle était en train de faire, malheureusement cet effort est anéanti par les bandits qui viennent de mettre feu au Tribunal », a-t-il poursuivi.

Un espoir cependant demeure, celui de retrouver quelques jugements dans une disquette, a-t-il fait savoir, regrettant que les jugements matérialisés à la machine à écrire mécanique, ne puissent être retrouvés, à l’exception de quelques décisions de justice qui pourraient se retrouver auprès de la personne assurant la dactylographie lors des audiences. Enfin on pourra faire appel aux parties concernées pour permettre au tribunal de reconstituer ces dossiers, a dit en substance le président du TGI. Ce cas malheureux interpelle les consciences des autorités congolaises sur l’intérêt de sécuriser les édifices publics dans les grandes villes du pays et aussi ceux de l’hinterland.

Par ailleurs, une enquête policière a été ouverte pour déterminer les auteurs et les complices et connaître la réelle motivation de cet «acte crapuleux» qui vient d’amputer le département de la Bouenza d’un trésor important, à savoir les archives de justice.

 

 
MOTS CLES :  Congo   Bouenza   Incendie 

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