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Sécurité alimentaire: L'eau potable, un souci quotidien pour les Congolais

Par JDB, brazzaville-adiac.com - 22/03/2012

La Journée mondiale de l'eau, célébrée jeudi sur le thème: "De l'eau pour la sécurité alimentaire"

 

À Brazzaville comme à Pointe-Noire, la corvée est quotidienne, pour les femmes en particulier. C'est le cas de Josiane, jeune femme habitant le quartier de Moukondo, dans le quatrième arrondissement de Brazzaville, Moungali. Dans cette partie de la ville, on peut espérer, dans le meilleur des cas, quelques gouttes à la pompe deux jours par semaine. "Théoriquement, nous devrions avoir de l'eau les jeudis et dimanches, mais souvent on peut attendre pendant un ou deux mois avant que l'eau ne coule. Aujourd'hui, cela fait déjà deux semaines que nous n'avons pas d'eau potable", raconte-t-elle. Même quand elle coule, il n'est pas évident que chacun puisse recueillir la quantité nécessaire pour stocker le «précieux liquide».

 


© brazzaville-adiac.com
L'eau, une denrée précieuse reste rare au Congo
"Dans cette parcelle, nous sommes cinq ménages et nous devons nous servir à tour de rôle sur une seule fontaine, ici, dans la cour. Le débit est tellement faible que l'on peut passer toute la journée à attendre son tour. Dans nos cuisines et toilettes, l'eau n'a jamais coulé depuis des années", poursuit-elle.

Josiane doit donc, comme les autres ménagères de son quartier, recourir à l'eau des forages, qui ne remplit aucun des critères de potabilité ; et pourtant, elle vaut son pesant d'or. Un bidon de 25 litres coûte 50 FCFA et son transport sur les trois cents mètres environ qui séparent le forage de la maison représente 100 FCFA. "Chaque jour, il me faut au moins 1 500 FCFA pour disposer d'une quantité d'eau suffisante et de qualité douteuse pour couvrir l'essentiel des besoins de notre ménage. Même avec nos deux salaires, nous avons vraiment du mal, mon mari et moi, à payer cette facture en plus de celle des déplacements quotidiens", se plaint-elle.

La situation est identique à Mikalou, Kombo, Massengo, Mfilou, la Base au Plateau des Quinze-Ans, etc. : l'eau reste au cœur des plaintes quotidiennes. C'est également le cas dans plusieurs quartiers de Pointe-Noire.

 

 
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