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Forum des gens de lettres : pour la promotion de la littérature congolaise

Par Noël Kodia-Ramata - 17/11/2017

Par Noël Kodia-Ramata

 

Nous voici presque six mois en séjour au pays en train de travailler sur la promotion de la jeune génération des écrivains congolais au sein du Forum des Gens de Lettres, ONG créée en 2013 et reconnue par le Ministère de l’Intérieur une année après. Il est présidé par l’écrivain Ernest Bompoma Ikele.

La littérature congolaise s’avère florissante et prolifique et cela se remarque par le Forum des Gens de Lettres qui essaie, tant bien que mal, à travers la présentation des nouveaux ouvrages par le biais du Ministère de la Culture et des Arts. Beaucoup de présentations d’auteurs avec leurs les ouvrages sous la houlette du Forum. Le professeur Ernest Kiamba a présenté son essai intitulé Politique de l’Education : Formation des compétences et construction de l’Etat en république du Congo le 31 septembre 2017 dans l’auditorium de la Préfecture de Brazzaville. Votre serviteur a eu à présenter son dernier roman Au-delà des maux ou Du sang et des larmes des uns et des autres le 5 août 2017 dans la salle de conférence du ministère de la Culture et des Arts. Jean Nzoussi a eu à inviter le Forum à Sibiti pour la présentation de son recueil de nouvelles intitulé Aurores publié par les éditions Les Lettres Mouchetées cette année et analysé brillamment par l’écrivain Florent Soni Zaou, événement qui a eu lieu le 9 septembre 2017.

Aux présentations des ouvrages des auteurs pour leur promotion, s’est ajoutée au sein du Forum une innovation introduite dans le programme du Forum par son communicateur, l’écrivain Jessy Loemba : les cafés littéraires. Jusqu’au moment où nous mettons sous presse, quatre cafés littéraires ont été organisés : le 21 octobre 2017, l’écrivain Ernest Bompoma est mis en valeur avec son texte éponyme extrait de son recueil de nouvelles intitulé Le chaos. Le 28 novembre 2017, le café littéraire s’est fondé sur Le silence de la tombe de l’écrivaine Virginie Awe. A propos de cette dernière, il sied de rappeler qu’elle a été présente à Massengo à l’occasion de la cérémonie de l’attribution de nom de certains écrivains aux salles de classe de l’école Joseph Perfection où elle a offert 200 livres.

 


© Droits reservés
Deux autres cafés littéraires ont été organisés respectivement le 7 novembre 2017 sur l’œuvre du poète Glad Amog et Lemra intitulé L’Oreiller des lamentations à l’occasion de la journée de l’écrivain africain, ouvrage analysé par le poète Huppert Malanda et sur Le triomphe de Magalie, premier roman publié de la plus jeune écrivaine Calissa Ikama à l’occasion du 10è anniversaire de sa mort le 11 novembre 2017. Ce livre a été analysé par le poète Ourbano Makita.

Au cours de ces manifestations littéraires, s’est remarquée l’absence notoire des écrivaines de la place, excepté la nouvelle étoile du Forum, Virginie Awe dont nous avons senti la présence à toutes les manifestations auxquelles nous avons assisté. Même au cours du café littéraire organisé pour l’œuvre de cette dernière, un constat amer : aucune présence d’écrivaine. Triste réalité pour un phratrie qui doit se consolider alors que sous d’autres cieux, comme au salon du livre de Paris, on voit comment les écrivaines congolaises se serrent les coudes pour la visibilité de leurs œuvres. Le contact permanent de Virginie Awe avec ses collègues écrivains lui a permis de « philosopher » sur sa première œuvre publiée. Aussi ces contacts permanents l’ont poussée à mettre en chantier son prochain « bébé » pour affirmer sa fonction d’écrivaine, passant du statut d’écrivante au celui d’écrivaine. On la voit déjà sur les pas de ses aînées telles Marie-Louise Abia, Emilie Flore Faignond, Marie Léontine Tshibinda, Natasha Pemba, Alphoncine Nielenga Bouya, Liss Kihindou, Huguette Massanga pour ne citer que ces quelques figures rayonnantes de notre littérature féminine car la liste est longue.

Le Forum des Gens de Lettres, un patrimoine que la nouvelle génération d’écrivains congolais doit conserver pour la promotion des œuvres de ces derniers, à l’image de ce que nous avons dans l’Hexagone avec la Société des Gens de Lettres. Aux jeunes écrivains de prendre conscience de leur outil de promotion littéraire qui semble être négligé au pays mais qui suscite une grande admiration au niveau de la diaspora.
 
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  • Auteur: Noël Kodia-Ramata
  • Source: pagesafrik.info novembre 2017
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