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Enseignement supérieur: le Congo s’engage aux côtés de l’Unesco

Par JDB source adiac-congo.com - 09/11/2017

Le ministre de tutelle, Bruno Jean Richard Itoua, a réaffirmé, que son pays tiendra ses engagements envers l'organisation onusienne, malgré ses difficultés économiques actuelles

 

Le bateau Unesco tangue, mais le Congo n’a pas l’intention de quitter le navire. C’est le message qu’est venu porter en substance le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, au nom du Congo, lors de la 39e assemblée générale de l’organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). L’institution est secouée par l’annonce, le mois dernier, du retrait d’Israël et des Etats-Unis qui lui reprochent d’être « anti-israélienne ».

Mais le financement de l’Unesco est fragilisé depuis que les Etats-Unis ont suspendu leur contribution, qui représente le tiers du budget de l’organisation, depuis 2011, suite à l’admission de la Palestine parmi les Etats membres. Le Congo regrette « la démarche dommageable » de quitter l’Unesco et « déplore profondément » la décision prise, a déclaré Bruno Jean Richard Itoua. « Le multilatéralisme est la solution pour résoudre les questions fondamentales de l’éducation, de la science, de la culture, de l’information, de la communication et de l’accès du plus grand nombre au savoir et à la connaissance », a appuyé le ministre lors d’un entretien avec la presse. « Le Congo continuera à tenir ses engagements malgré les difficultés économiques », a assuré dans son discours le ministre Itoua. « C’est la démonstration de notre foi dans les institutions universelles dont on voit la présence et les résultats sur le terrain. L’aide que nous apporte l’Unesco a une valeur inestimable. C’est une priorité à laquelle nous croyons », a-t-il expliqué à la presse, pour justifier la volonté du pays d’être à jour de ses contributions auprès de l’Unesco, dans un contexte marqué par des difficultés économiques majeures, empêchant l’Etat de remplir à temps certaines obligations.

Dans son discours, il a plaidé pour une Unesco plus « efficace ». « Comment avec un tiers de ressources en moins, trouver des ressources additionnelles, mieux utiliser celles qui existent et optimiser encore mieux les actions? Ce sont toutes ces questions que la nouvelle directrice générale devra résoudre », a souligné Bruno Jean Richard Itoua. « Il y a énormément de redondances entre les Nations unies, la Banque mondiale, la BAD, les organisations régionales qui prennent des initiatives sur les mêmes domaines. Il faudrait plus de cohésion dans l’activité des différents acteurs pour gagner en efficacité », a-t-il souhaité devant la presse. Il a appelé les pays africains à la cohésion. « Le groupe Afrique doit être vigilant pour que le continent ne soit pas le parent pauvre de ce contexte difficile alors que l’Afrique a plus que jamais besoin de ce que l’Unesco peut apporter », a -t-il rencheri.

 


© Droits reservés
À la tribune de l’Unesco, il a mis en avant les importants investissements du Congo pour sa transformation, pointant le besoin en personnel de formation et en financements de nouveaux établissements d’enseignement ainsi créés. « Le Congo a réalisé un effort colossal depuis l’indépendance pour doter le pays d’infrastructures scolaires et universitaires », a détaillé le ministre. « Nous montons en régime, en nombre, en taille et en qualité avec l’émergence de lycées d’excellence, de génération nouvelle, interdépartementaux, du lycée scientifique à Brazzaville et nous allons faire de même pour l’enseignement supérieur avec l’université Denis-Sassou-N'Guesso de Kintélé, ayant une vocation panafricaine », a poursuivi le ministre congolais. Face à ces lourds investissements, l’enseignement supérieur est confronté au défi de devoir s’organiser pour fournir les enseignants, dont le pays a besoin en quantité et en qualité. « Cela passera par la réforme complète de l‘ENS et la mise en place de l’institut des sciences de l’éducation de Kintélé. Mais cela ne sera pas suffisant », a précisé Bruno Jean Richard Itoua aux journalistes. Et d'ajouter: « La Banque mondiale a également mis en place un accompagnement ».

 
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