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Drépanocytose : un problème majeur de santé publique

Par JDB source adiac-congo.com - 14/09/2017

La célébration de la Journée de recherche clinique sur la drépanocytose qui s’est déroulée le 12 septembre à Brazza, a permis de faire le point sur les progrès dans le cadre du diagnostic

 

Organisée souvent en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique, la Journée de recherche clinique sur la drépanocytose qui s’est déroulée dans la capitale congolaise le 12 septembre a permis de faire le point sur les progrès dans le cadre du diagnostic et la prise en charge de cette anémie falciforme.

Les participants qui se sont réunis au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville ont, en effet, suivi plusieurs communications liées à cette pandémie. Il s’agit, entre autres, de la présentation d’un documentaire sur la lutte contre la drépanocytose à Pointe-Noire ; du profil clinique et métabolique du patient drépanocytaire au CHU de Brazzaville. Membre du Réseau mondial de recherche clinique sur la drépanocytose, le Pr Léon Tshilolo de la République démocratique du Congo (RDC) a exposé sur le profil clinique et hématimétrique de l’enfant drépanocytaire à Kinshasa.

Le Pr Marianne de Montalembert de l’hôpital Necker-Enfants malades a, quant à elle, parlé de la vasculopathie cérébrale, diagnostic et prise en charge ; hydroxyurée et drépanocytose indications, progrès, résultats. Les autres exposés ont porté sur « Grossesse et drépanocytose : bilan et prise en charge dans le service hématologie et au Centre national de référence de la drépanocytose » ; « complications aigues de l’enfant drépanocytaire homozygote en pédiatrie au CHU de Brazzaville ».

Abordant la situation de la maladie au Congo, le directeur général du Centre national de référence de la drépanocytose, le Pr Alexis Elira Dokekias, a indiqué que beaucoup reste encore à faire. Selon lui, ce centre n’a pas actuellement la prévention de prendre en charge la drépanocytose sur toute l’étendue du territoire national. D’où la nécessité de faire en sorte que la drépanocytose soit prise en charge au même titre que le diabète et l’hypertension depuis le poste de santé jusqu’aux hôpitaux de référence. Une vision qui ne pourra être concrétisée qu’à travers la formation et l’information.

« Il s’agit de mettre à niveau nos infirmiers, nos médecins, leur permettre d’avoir du matériel pour qu’ils puissent dépister, assurer le suivi ; écrire les normes de prises en charge pour que les collègues qui sont dans les départements assurent la prise en charge dans les conditions optimales, qu’ils soient proches des nôtres », a expliqué le membre du Réseau mondial de recherche clinique sur la drépanocytose, précisant que le plan d’actions permettra de faire que, dans un délai de 3 ans, tous les centres de santé et les hôpitaux de référence puissent assurer les prestations.

 


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S’agissant des progrès réalisés ces dernières années au Congo, Alexis Elira Dokekias pense que des avancées significatives ont été enregistrées surtout chez les adultes. Car, il y a 25 ans, où on mystifiait la maladie et à cette période, trois à deux enfants sur cinq décédaient avant l’âge de cinq ans. « Je crois qu’il y a eu des progrès, grâce à la formation à la faculté où les spécialistes sont formés en pédiatrie et maintenant en hématologie qui se focalise sur cette action et sur les bonnes pratiques. Il y a de nouvelles molécules que nous utilisons depuis 1994, notamment le hydroxyurée », a-t-il poursuivi.

L’espoir est permis

D’après Alexis Elira Dokekias, l’espoir est permis dans les cinq prochaines années. Mais la solution durable se trouve dans la couverture sanitaire universelle. « Lorsque quelqu’un aura une couverture maladie, grâce au principe de solidarité où ceux qui sont un peu plus riches donnent, ceux qui sont un peu plus pauvres donnent ou ne donnent pas et l’Etat apporte l’assiette qu’il faut. Le processus arrivera un jour chez nous puisque même si nous sommes actuellement en difficulté conjoncturelle, c’est un processus qui est inscrit et que pour les ODD d’ici 2030, c’est inévitable », a rassuré le Pr Alexis Elira Dokekias.

Le directeur du cabinet de la ministre de la Santé et de la population, Florent Balandamio, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a reconnu que plusieurs défis restaient encore à relever pour la drépanocytose qui est la première maladie génétique dans le monde.
 
MOTS CLES :  Drépanocytose   Congo Brazzaville 

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